Et oui, je sais, je ne suis pas venue depuis un bail. C’est que je suis occupée, moi. Occupée à ruminer ma colère, à la sentir grandir, grossir, enfler, brèfle, tout ce qui ne faut pas avant l’été si elle veut se mettre en maillot sans honte, la colère… Tous les magazines féminins vous le diront (oui-dire).
Ce qui est fun, en outre, c’est que tous les ingrédients arrivent fort à propos (et tout conspire à me nuire…). D’un côté, vous prenez un candidat à l’élection présidentielle, fort d’une volonté de dépistage des délinquants (entendez tous ceux qui ont un trouble du comportement) à la maternelle, qui continue à saupoudrer son petit bonhomme de chemin ses idées avancées sur la génétique et la société : et que les autistes, les dépressifs, les suicidaires et les pédophiles c’est la même chose, c’est génétique, emballez c’est pesé, et que de toute façon on ne peut rien pour eux alors qu’ils ne viennent pas emmerder* ceux qui ont un parcours garanti génétiquement sans tache, non mais. Vous ajoutez une louchée de reportage laudateur sur les techniques barbares (j’ai trop d’affection pour le Moyen âge pour l’impliquer dans ce coup là) de « traitement » de l’autisme, bucoliquement appelées packing, sur une chaîne de service publique indument surnommée chaîne du savoir, et vous mettez au four, c’est à dire dans mon esprit. Et là, magique, pas besoin de levure chimique (pouah), ça gonfle tout seul et ça s’auto-alimente. Comme cette histoire traîne depuis un bon moment, vous imaginez aisément que ça déborde. Il va falloir prochainement faire évacuer la population, parce que quand ça va exploser, risque d’y avoir des dégâts… Heureusement, j’ai ma petite soupape blog, alors j’en profite pour évacuer le trop plein de vapeur.
Là, c’est sûr, je vais perdre le peu de lecteurs qui me restaient après le dernier post. Je le savais, je ne devais pas mettre le petit doigt dans l’engrenage, mais rester dans des sujets légers. Enfin bon, la cuisine, c’est léger, non ?
*Attention, mot grossier : signe d’une colère intense.
Pour illustrer mon propos, je vous renvoie sur le site de France 5 ici, (Le 17/04 Le service pédopsychiatrique de l’hôpital de jour La Pomme bleue, à Bordeaux) et sur la page du courrier adressé à la chaîne par Autisme France (là).
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.