Archive pour mai 2007

Si je m’attendais à ça…

Jeudi 31 mai 2007

En zappant sur le oueb (et surtout sur les blogs, j’avoue : telle Jane, je saute de lien en lien), j’ai ouvert une page hautement tentante : un test intitulé « Quel héros de film es-tu ? » Yahou, pour quelqu’un d’aussi narcissique que moi (voir ici), c’est un bonheur incontournable… Je parie pour un mix entre M*ary Po*ppins, Ein*stein et Vi*ctor Hu*go (ce sont des héros de films si je veux, na). Hauts les cœurs, faisons le test…

And le résultat est, tadam :


In*diana Jon*es : 72% = Tu aimes l’aventure, et détestes le quotidien.
Ja*mes Bo*nd : 72%
Y*oda (Star Wars) : 72%
Han*nibal L*ecter : 69%
Néo (Matrix) : 66%
For*rest G*ump : 66%
Jim Leve*nstein (American Pie) : 65%
Sch*rek : 63%
Maximus (Gla*diator) : 63%
Ba*tman / Bruce Wayne : 61%
Eric Draven (The C*row) : 57%
Tony Montana (Sca*rface) : 55%

Quel héros de film es-tu ?

Bien, bien. Un mélange entre In*diana Jo*nes, Y*oda et Ha*nnibal Lecter (je fais comme si je n’avais pas vu J*ames Bo*nd, il y a des limites à ce que je peux supporter). Y’a de ça, c’est sûr. Mais Han*nibal Lecter c’est uniquement quand la mère de trois enfants que je suis qui « aime l’aventure et déteste le quotidien » vient de passer un mercredi de folie en compagnie de l’ensemble de la portée, avec cadeau Bonus d’une longue attente dans un endroit clos genre salle d’attente de médecin surchauffée, et qu’il n’y a vraiment rien à dîner parce qu’elle n’a pas eu le temps de faire les courses… Uniquement.

Pour compléter le portrait, je n’ai pu éviter, bien entendu, de faire le test suivant : « quelle héroïne de film es-tu ? »

Résultat :

Si je m'attendais à ça... dans Vie trépidante 32
Le*eloo (Le 5ieme élément) : 74%
Trinity (Ma*trix) : 72%
Catherine Tramell (B*asic instinct) : 70%
Beatrix Kidow (K*ill Bill) : 67%
Jean Grey (X*men) : 65%
Vivian Ward (Pr*etty wo*man) : 61%
Michelle (Am*erican pie) : 61%
Bebe (Di*rty da*ncing) : 58%
Ellen Ripley (A*lien) : 56%
Brid*get Jones : 44%

Quel héroïne de film es-tu ?

Bon, ce coup ci, on ne dit pas ce qu’elle aime et ce qu’elle déteste, mais on s’en moque, puisque ce n’est qu’une femme, mais disons que j’accepte quand même la proposition. Disons que ça me va. Le film ne fait pas partie de ma top liste, mais l’héroïne est plutôt positive. Sauveuse du monde, ça a de la gueule. Finalement, les tests, c’est très révélateur de notre vraie personnalité, non ?

PS : J’ai retiré les images, parce que j’ai l’impression que ça attire du monde… Mon compteur de visites est au bord de la syncope. Shhttt. Dormez, maintenant, j’éteins…

Interlude

Mercredi 30 mai 2007

Oui, bon, d’accord, je suis un peu en retard dans mon courrier, mais le doux mois de mai, pour vous comme pour moi (eh non, hélas, je ne suis pas un pur esprit) est synonyme de paperasserie : déclarations et renouvellement de dossiers administratifs en tous genres aux noms barbares (AEEH, AVS, PPS…).

Pour vous faire patienter, un petit jeu selon la règle énoncée (aujourd’hui, Np + 7, Sm + 7, Sf +7, V +7, Adj. + 7). Je précise qu’il s’agit d’une traduction.

Au décaèdre de juliénas, par un tendon extraordinairement chéri, sur le sol, un johannique homologue sourcilla de la champagne qu’il ombrageait en sous-préfète dans la rugosité Z…

Et ça, je ne voudrais pas jouer les Cassandre, mais je l’ai toujours dit…

Ça facile pas…

Vendredi 25 mai 2007

oeil65.jpgoeil63.jpg Vraiment, je suis très heureuse que vous m’ayez fait l’honneur de penser à moi pour ce prix. Je remercie ma maîtresse de CP, qui a toujours su que je ferai de grandes choses, ma conseillère Fi*na*ref et mon banquier, qui m’appellent tous les jours pour manifester leur soutien à mon œuvre. Je n’oublie pas Papa de Sigmund, qui a été le premier à croire en moi. Pour lui, cet hommage aux yeux de cétacés.

Ben quoi, je m’entraîne pour Cannes, des fois que Georges Clooney, qui doit bientôt rencontrer Une buveuse de thé à Super U, pense à moi pour Ocean’s eighty-eight (sans rire, je suis trop top en jupe boule et pull chauve-souris, trop top).

La photo de mon œil. C’est un vrai défi que l’on me propose là. Déjà, il a fallu trouver un moyen de prendre LA photographie. Essai avec la webcam, qui me regarde de ses yeux mornes depuis le sommet du moniteur, maintenant que Mr R. a décrété qu’il fallait absolument en avoir une sinon c’était trop la mort. Ah non, c’est vrai, ça c’était encore une des mes idées géniales au départ, genre : « Tu sais, ce serait peut-être bien une webcam pour communiquer avec les membres de la famille qui ont soit opté pour l’exil, loin loin là-bas en Colombie britannique, soit délibérément choisi de ne pas nous suivre dans nos 83 241 957 déménagements successifs ». Ce qui est trop la mort, maintenant pour Mr R., c’est de ne pas avoir de navigateur on board. Sorry. Bref. La webcam, ça ne l’a pas fait, j’ai dû me rabattre sur le bête appareil photo. Et donc le trouver. Et aussi trouver le câble pour transférer la photo.

Ensuite, le cadrage. Là, difficulté : comment montrer la vraie mouche sur la pommette plus un œil qui sourit moins les rides moins les taches de rousseur ? So difficult (à rajouter dans ma liste des top priorités : maîtriser puis acquérir le logiciel adéquat, le temps presse).

Résultat, pour cacher l’effet ridesque, j’ai dû renoncer à la mouche et faire un très très gros plan. Du coup, divine surprise, j’ai un chouïa de vert autour du brun bovin de ma prunelle. Mais non, ce n’est pas un reflet (rho – j’ai fait mes humanités, he oui -, rho les mauvaises langues…). Ce n’est pas un reflet, c’est une révélation.

oeil61.jpg

Ultime difficulté : trouver des bloggeurs à qui faire la passation. Parce que bon, j’en connais des chouettes blogs, mais leurs auteurs ne doivent pas visiter mon adresse. Tant pire, essayons. Puisque Une buveuse de thé est déjà citée, je passe le relais à Miss Souris, Iskhueu, Sixtine (bien que je pense qu’elle en fut déjà récipiendaire), Ashley et Alix (même si j’ai cru comprendre qu’aujourd’hui n’était pas un bon jour et que le printemps, en général, est à éviter). Ce sont des bouteilles à la mer. Qui boira verra.

Tous ces yeux qui m’observent (et qui sont les miens, qui plus est) commencent à m’angoisser au plus haut point. « Big Brother is watching you ».

Amis chercheurs 2

Lundi 21 mai 2007

Je suis déçue, mais alors déçue.

La clé USB disparue n’était pas, comme espéré, dans la poche du pantalon confié au pressing dernièrement. Elle était bêtement tombée au fond du panier de linge ce qui, je vous l’annonce en avant-première mondiale, n’a nullement altéré sa clésitude. Mon fidèle collaborateur, qui est à l’origine de ces expériences toutes plus passionnantes les unes que les autres (rendons à César ce qui revient à César – oui, je sais, j’aurais dû écrire : « rendons à Brutus ce qui revient à César », mais je n’ai pas d’humour et puis c’est tout, na) a failli dans cette mission qu’il s’était à lui-même confiée, mais ne désespère pas de poursuivre cette étude pleine de promesse.

Amis chercheurs

Lundi 14 mai 2007

Bonne nouvelle. J’ai bon espoir de parachever mes recherches sur la résistance des clés USB. Après le double effet lavage-séchage traditionnel (merci aux contributrices : ishkueu et melodynelson), nous allons prochainement aborder le volet nettoyage à sec. J’attends d’avoir le feu vert du ministère. Sur un sujet aussi sensible, mieux vaut être couvert.

Puisque j’aborde le délicat problème de la recherche scientifique, permettez moi d’évoquer la fuite des cerveaux, et plus précisément du mien, de cerveau. En préambule, il faut que j’annonce que mon cerveau a fui il y a quelques mois un projet fou, élaboré dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : soutenir une thèse. Ce renoncement s’est imposé, non sans difficulté, alors que j’en étais au presque bout. Rageant et frustrant. Pour moi, pas pour l’histoire de l’humanité. Mon sujet doit intéresser cinq personnes dans le monde, et je compte mes trois enfants qui sont très gentils avec leur maman. Les autres se sont lassés, et je les comprends, du truc qui ne sert à rien et qu’on doit faire semblant de trouver intéressant alors que ranafoute.

Cette histoire était fermée, classée. Or je viens d’apprendre qu’une américaine de plus de 80 ans vient d’obtenir sa licence à l’université. Elle avait interrompu ses études pour élever ses enfants. Petite joueuse que je suis : j’ai encore de la marge, pensez donc. All is possible. La question qui reste en suspens est la suivante : sachant que mon directeur de recherche aborde doucement la soixantaine, sera-t-il possible qu’il suive mon travail jusqu’au bout ? A mon avis, étant donné les espoirs que nous donne notre séprident quant au « travailler plus pour survivre après 70 ans parce que l’assurance vieillesse n’existe plus », c’est jouable.

Encore en panne

Vendredi 11 mai 2007

Eh oui, encore en panne d’inspiration.

À dire vrai, en fait, c’est plutôt l’inverse : j’ai beaucoup trop de choses à dire et ce, sur trop de sujets graves (le recul des droits de l’homme, la privatisation de la santé, la mainmise de l’oligarchie sur les médias…). Tellement que je m’étrangle avec.

J’ai donc décidé de faire tout autre chose. Je vais m’instruire un peu, ça ne peut pas faire de mal. Comme j’ai une passion pour les dictionnaires, notamment, j’ai décidé d’apprendre de nouveaux mots. J’ai ouvert au hasard et je suis tombée sur la page 459. Là, entre « fermeté » et « fesse », très hype ces temps ci, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à trouver mon bonheur. Ce n’est pas pour me vanter, mais j’y connais tous les mots, hormis ceux relatifs à la chimie minérale. Mais, bon, soyons honnêtes, ce n’est pas avec « ferricyanure », « ferrocérium » ou « ferrocyanure » que je vais réussir à briller en société ou à passionner les foules. Notez cependant la différence entre ferricyanure et ferrocyanure si vous ne voulez pas passer pour des tanches : le ferrocyanure est un complexe du fer (II) renfermant l’anion [Fe(CN)6]4-, alors que le ferricyanure est un complexe du fer (III)renfermant l’anion [Fe(CN)6]3-. Je pense que c’est un peu comme si, pour les sciences molles, on confondait les mots cynique et cynophile.

J’avoue que j’ai un faible pour « ferromolybdène ». Ça, c’est un mot. Difficile à caser, mais magnifique à prononcer. Peut-être dans un poème, non ? Quoique…
Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Ferromolybdène.

Finalement…, non. C’est dommage, il faudrait lui trouver un écrin à ce joli mot. Le mettre en valeur. C’est un mot franc, qui n’a qu’un sens, qui ne peut prêter à confusion, un mot qui devrait plaire, un mot dans l’air du temps. Pour tout vous dire, le molybdène a l’air extrêmement nocif pour la santé, mais qui s’en soucie, l’important, c’est son apparence et l’idée qu’on s’en fait…

Du pain et des jeux

Mercredi 9 mai 2007

Pour s’amuser élégamment entre amis, voici un exercice oulipien traditionnel, le Np+7, A+7, Sf+7, Sm+7, V+7 (consiste à remplacer chaque substantif masculin, Sm, féminin, Sf, adjectif, A, verbe, V, et nom propre, Np, par le septième mot de même catégorie trouvé après lui dans un dictionnaire, en l’occurrence mon dictionnaire : Le Petit Larousse 2005). Je sais, ça a l’air très prise de tête comme ça, mais haut les cœurs, il faut s’habituer à s’occuper chic, l’entourage de notre président (Jean-Marie Bagird, Dominique Firragiu…) nous ouvre la voie.

J’illustre par un exemple simple, en ne remplaçant que le nom propre :
N*icola*s S*a*rko*zy est élu président de la République
devient :
Ah bah, zut, je ne peux pas l’écrire, ce personnage n’existait pas en 2005 (pour les auteurs du dictionnaire au moins…), il n’y a personne entre Sargon II, roi d’Assyrie, et Domingo Sarmiento. Alors mettons qu’il y était entre les lignes. La septième personne illustre qui suit est Albert Sarraut (le hasard fait bien les choses) : homme politique français (1872-1962), député puis sénateur radical-socialiste, ministre de l’Intérieur puis président du Conseil.

Donc : N*icola*s S*a*rko*zy est élu président de la République devient Albert Sarraut est élu président de la République.

Ça ne nous rajeunit pas, mais, je ne sais pas pour vous, moi, d’un coup, ça me déstresse un peu.

Des petits pas en avant…

Lundi 7 mai 2007

 

…après un grand bond en arrière. Serait-ce d’entendre son frère scander « Skyroza, résistance » depuis hier ? Mamzelle Moiselle a fait ce soir ses « vrais » premiers pas, après un premier essai chez l’assistante maternelle il y a une quinzaine de jours. Elle pourra ainsi être plus indépendante pour fuir les tasers dans les manifs.

« L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée ». (Léon Blum) Exaltant et effrayant à la fois. Tout dépend qui est l’homme ou la femme en question.

To be continued…

L’enfant loup

Vendredi 4 mai 2007

Longtemps je me suis levée de bonne heure. Ah, ce n’est pas de moi ? Ben presque, non ? Ç‘aurait pu, surtout depuis que j’ai des enfants. Parce que finalement, ce n’est pas quand on travaille qu’on se lève le plus tôt, en général, c’est quand on a des bébés.

Vraiment, à force d’entendre des voix que je ne voudrais pourtant surtout pas entendre, je me pose des questions. Ma fille se lève tous les matins avant 6 h, même pendant le week-end (je dirais même surtout pendant le week-end). Serait-ce une enfant loup de droite ? Mais non, voyons, c’est bien sûr. Elle a de terribles poucédentères. Elle aurait bien été la seule à se lever aux horreurs. Finalement, peut-être qu’il a simplement mal aux dents, le monsieur qui crie tout le temps à la télé en ce moment. Est-ce rassurant pour autant ?

Chaud devant

Jeudi 3 mai 2007

 

 

En ce moment flotte dans l’air comme un parfum de colère. Je ne sais pas si c’est mon côté zioupeur-militante qui ressort ou le manque de sommeil qui me tape sur le système, mais je sens comme des fourmillements dans les doigts. Bémol : j’ai déjà écrit là-dessus il y a peu et je crains que trop d’expressivité de ma part ne lasse mes visiteurs.

Bon. Sachant que d’une part je n’ai quasi pas de visiteurs et que d’autre part c’est mon blog et que je fais ce que je veux, j’ai décidé d’inaugurer un gueuloir virtuel, clin d’œil et hommage au merveilleux auteur du Dictionnaire des idées reçues, ici toutefois plus proche de la deuxième acception du terme.

Je concocte du saignant, qui demande un peu de préparation en cuisine. Je vous le sers dès que c’est prêt, promis.