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Archive pour juillet 2007

****vacances****

Lundi 9 juillet 2007

Vacances des enfants, cela va sans dire (bon OK, je le dis, là, mais je préfère être claire).

Rendez-vous à la rentrée…

Vacances

PS : Juste une petite précision, mais qui a son importance (pour mon ego) : ce n’est pas moi, sur la photo. Ben si quand même, ça méritait d’être spécifié.

Devoirs de vacances (3)

Samedi 7 juillet 2007

Résultats du jeu (suite). Je fais remonter en post, parce qu’il le vaut bien, le commentaire d’Une Buveuse de Thé, qui a bien voulu se prêter au jeu.

Alors je m’essaie à cet exercice, j’ai fait en 183 mots. C’est assez rigolo comme concept.

« Espagne 1922, Héraklion Broccoli, le plus flegmatique des détectives privés luxembourgeois, pense savourer des vacances bien méritées après avoir mis à jour un infâme traffic de Calamine.
Malheureusement pour lui l’heure n’est pas aux évocations de l’Inquisition Espagnole, et ses méthodes d’interrogatoires qui le fascinent tant ! Dès potronminet, son fidèle Coolie Watsune lui annonce qu’un crime odieux vient d’être commis à l’hotel Rilton. En effet, on vient de retrouver dans la suite de l’ambassadeur du Luxembourg, le corps inanimé du Duc Roger Marple, noble anglais et 4124335422 ème sur la liste des prétendants au trône. L’arme du crime semble être le sanglier d’albâtre que l’ambassadeur souhaitait offrir à la reine pour son prochain anniversaire.

Héraklion Broccoli n’a plus que 4 jours avant l’évenement afin de prouver l’innocence de l’Ambassadeur, éviter une guerre affreuse entre les deux pays et trouver un nouveau cadeau pour la reine… »

“Un livre prenant, poignant. Un petit bijou de polar, c’est presque aussi bon que d’écouter Béla Bartok en short”
Pierrette Brest Paris Turff

Devoirs de vacances (2)

Mardi 3 juillet 2007

Résultats du jeu (voir ici)

Elle avait beau être extrêmement belle, cette femme au corps d’albâtre, elle n’en était pas moins définitivement morte. Jessica Bourne, qui s’était levée dès potron-minet pour commencer son programme en Crète, dut ajourner sa fouille d’Héraklion pour signaler sa macabre découverte. La jeune morte, vêtue d’un short beige et d’un T-shirt « I love Paris » du plus bel effet n’entrait en effet pas du tout dans le cadre de ses études de paléontologie. Bien que gisant sur un site archéologique, elle était manifestement morte depuis moins de 2000 ans. Après quatre heures passées au commissariat pour une inquisition poussée, Jessica n’en menait pas large. Il apparaissait en effet que la jeune fille assassinée ne lui était pas inconnue. Elle l’aurait déjà croisée, lors d’une campagne en Asie, et aurait eu une altercation avec elle pour une sombre histoire de coolie malmené. La police locale semblait fort bien renseignée. Effectivement, Jennifer Bond, rousse volcanique aux manières brutales, était connue du monde de l’archéologie comme une trafiquante de haut vol. Dans sa chambre d’hôtel, Jessica choisit un morceau de Bartok dans son Ipod et s’allongea sur le lit pour réfléchir à sa situation. Ce n’était pas brillant. Sa couverture risquait d’être rapidement grillée. Elle se changea et se rendit au « Pot à Calamine », bar à touristes, pour y rencontrer son contact.

Bon, d’accord, j’avoue, j’ai un peu dépassé mon quota : 219 mots, soit moins de 10 % quand même. J’attends de nouvelles contributions pour les publier ici. Si le coeur vous en dit (à règles égales, pour ne pas fausser le jeu, merci).

 

Némésis

Mardi 3 juillet 2007

Moi, ma Némésis, ce n’est pas Miss Marple. Moi, ma Némésis, c’est la pluie.

Résumé pour ceux qui n’ont pas lu ça : mon petit Loulou 1er, Monsieur L., est autiste et scolarisé en « milieu ordinaire », c’est à dire à l’école du quartier. Il fait les apprentissages scolaires en temps voulu et dispose de l’aide à mi-temps d’une auxiliaire de vie scolaire. Il a rencontré, tout au long de sa scolarité, trois types d’instits : ceux qui l’ont réellement accepté et l’ont fait participé à la vie du groupe au maximum en initiant des projets qui convenaient à toute la classe dont lui, ceux qui l’ont relégué au fond de la salle pendant toute l’année scolaire et m’ont demandé avec insistance : « Il ne pourrait pas prendre un médicament ? Vous savez, je ne suis pas spécialiste ! » (Nan, Madame, je sais vous n’êtes spécialiste de rien, mais 1) je vous demande juste d’être enseignante, 2) l’autisme ne se guérit pas et 3) je ne vais pas le droguer et l’enfermer au fond d’une cellule de l’HP juste pour vous faire plaisir) et ceux qui l’acceptent-mais-bon -déjà-ils-sont-bien-gentils-alors- faudrait-pas-exagérer-non-plus-il-y-a-des-enfants-qui-sont-plus-en- difficulté-que-lui.

Cette année, il est dans ce dernier cas de figure. Je ne vais pas m’attarder ici sur les anecdotes de l’année scolaire. Concentrons nous sur la préparation de la kermesse. Que fait-on à la kermesse en général en CE2 ? Le plus souvent, les enfants chantent, dansent ou exécutent diverses chorégraphies en roller, vélo, etc. Toutes choses auxquelles Monsieur L. peut s’intégrer peu ou prou d’une manière ou d’une autre. Son instit, elle, a choisi de faire de l’accrogym. Pour résumer, il s’agit de faire des pyramides humaines.

Ici introduction d’une petite note utile : l’une des difficultés majeure des personnes autistes est le rapport à l’autre et notamment le contact physique appuyé ou prolongé.

Résultat : tout le dernier trimestre, Monsieur L. a été très malheureux de ne pas pouvoir participer aux répétitions, répétitions auxquelles il assistait pourtant. L’enseignante n’a pas envisagé une seconde de le faire participer en le chargeant d’une mission parallèle qu’il aurait pu assumer.

Deuxième note utile : étant donné que, alors même qu’elle reconnaît qu’il ne trouble aucunement la classe, l’institutrice refuse d’accueillir Monsieur L. lorsqu’il n’est pas accompagné de l’AVS (ceci d’ailleurs au mépris de la loi, mais passons), elle disposait de deux matinées par semaine pour ses entraînements.

Elle a bien essayé de me dire de le garder chez moi parce qu’il la gênait (évidemment, relégué sur un tapis pendant la séance, il n’a pas su rester pendant plus d’une heure à regarder les autres sans bouger. Il est vraiment mal élevé cet enfant, ça se confirme). C’est bizarre, je suis devenue brutalement sourde. Je suis très arrangeante en général (trop en fait) car je préfère temporiser pour que mon fils soit accueilli dans les meilleures conditions possibles. Je lui avais dit qu’il passait beaucoup de temps à lire, mais elle n’avait pas pensé à lui proposer un livre. Il devait attendre sans rien faire, comme une potiche, que les autres aient terminé. Il a souvent pleuré et m’a demandé des explications que je n’ai pas pu lui préciser plus avant faute de raison valable à avancer. Des troubles du comportement ont réapparu quelque temps, qui ont fait dire à l’enseignante : « vous voyez, il ne peut vraiment pas participer ».

N’allez pas croire que je suis une méchante gens, mais lorsque j’ai vu toute la classe peiner sous la pluie battante à faire son spectacle devant un public fort réduit, j’ai failli me dire : « Bien fait, non mais ». Cette pensée ébauchée ne s’est toutefois pas installée tant j’avais de peine pour mon petit Loulou qui aurait tellement aimé être avec eux. J’ai également éprouvé une certaine admiration pour les enfants qui ont exécuté tout ce difficile programme sans rechigner dans des circonstances fortement défavorables. Après tout, c’est vrai, eux non plus n’ont pas choisi leur instit. Ils n’ont pas démérité. Bravo à eux.

Devoirs de vacances (1)

Lundi 2 juillet 2007

Je suis joueuse, c’est dans ma nature. Or donc, puisque personne ne m’a proposé de jeu depuis longtemps, je m’en soumets un à moi-même.

- Ça te dirait de jouer ?

-Oh oui, quel bonheur…

- Je te propose d’écrire une quatrième de couv façon polar (200 mots maximum) avec les six substantifs et les deux noms propres suivants (tirés au hasard dans le dictionnaire) : calamine, inquisition, potron-minet, short, albâtre, coolie, Béla Bartok, Héraklion. Tu as trente minutes.
Prête ?

-Prête ! (Dès que j’aurai fini la vaisselle. Eh oui, il ne faut pas croire que je ne suis que oisive et oiseuse, j’ai aussi une vie passionnante par ailleurs)

-5, 4, 3, 2, 1, top départ.