• Accueil
  • > Archives pour novembre 2007

Archive pour novembre 2007

Vendredi 30 novembre, journée nationale du z

Vendredi 30 novembre 2007

Demain, ce sera mon zanniversaire. Trop youpi, ze vais enfin zêtre une grande fille. Mais zaujourd’hui, c’est la niversaire de ma grand-mère, qui zest aussi une grande fille (même si elle prétend que « mais zenfin, ce n’est pas possible, tu as zencore grandi depuis la dernière fois » à chaque fois que ze lui rends visite).

Toutes ces zinformations, que ze sait de la plus haute importance pour vous tous, ne vous sont communiquées que pour zatizfaire un dézir narzissique. Nan, je plaisante, c’est pour vous zexpliquer pourquoi ze vais m’absenter quelques jours.

(Là, normalement, si vous lizez tout bien, vous zavez une furieuze zenvie de cracher toute la salive qui s’est répandue dans votre bouche. C’est fait pour, c’est pour vous zaider à vous zentraîner pour les manifs de sales mômes. Ne me remerciez pas.)

En attendant, ma messagerie se fera un plaizir de recueillir vos messages et je vous laisse quelques zimages, mais c’est bien parce que vous zavez été sages.

Histoire de voir
Album : Histoire de voir

6 images
Voir l'album

Message de Bisounoursie

Jeudi 29 novembre 2007

Les Bisounours parlent aux Bisounours.

Patanok 1er, Brésident de la Pérublique, nous a fait l’honneur ce matin de nous adresser un discours fédérateur que je vous retranscris ci-après :

Citoyennes et citoyens exemplaires, fier de l’exemple d’ordre et de discipline que vous proposez à nos compatriotes, je voudrais soutenir vos actions quotidiennes en portant à votre connaissance des agissements qui me semblent avoir un retentissement négatif non négligeable sur la croissance et la renommée de notre beau pays.

Certains moutons noirs parmi nous torturent leurs congénères sans que personne ne s’en émeuve outre mesure. Mimi, chef de file de mon opposition qui cherche à se faire passer pour la gentille petite souris blanche, essaie de noyer des canards dans sa machine à laver et élève un poisson rouge dans ses toilettes. L’escargot, sous l’évier, et la poule accompagnée de son poussin, dans le panier de linge sale, semblent relativement épargnés, mais n’oublions pas que Mimi range le tue limace sous l’évier et qu’elle entasse le linge par-dessus les gallinacés, qui, souffrant d’un QI négatif, n’ont aucun moyen de s’en tirer. Est-il normal que cette récidiviste s’en tire toujours devant les tribunaux en exploitant son passé dans les laboratoires ? Je dis non. Je me place d’abord du côté des victimes. D’autres ont eu des parcours difficiles et s’en tirent haut la main. Il est certain que le patrimoine génétique est en cause. C’est pourquoi je vous propose un dépistage des comportements asociaux dès le plus jeune âge.

La génétique est parfois encouragée par des pratiques familiales déviantes. Je note ainsi une dégénérescence du modèle éducatif qui a fait ses preuves pendant des décennies. Quelques personnages peu recommandables, notamment, se sont introduits auprès de nos chères têtes (de plus en plus) blondes. T’choupi, brute épaisse qui donne des coups de pieds aux poules et menace tout animal plus petit que lui des sévices les plus extrêmes, semble être encouragé par ses parents, bobos permissifs notoirement connus, ardents zélateurs des trente-cinq heures. Même petit ours brun semble un peu plus civilisé. Nous pourrions pourtant imputer à ses parents, chômeurs profiteurs de longue durée, une maltraitance passive, du point de vue de l’hygiène : il mange des gâteaux assis sur son pot et ne se lave jamais les mains. Le sourire niais affiché par toute la famille, leur calme et leur sérénité sont suspects, tout comme l’est la zénitude des parents de T’choupi. Je soupçonne quelque usage de substances illicites qui expliquerait leur air ahuri.

Cette voyoucratie devrait prendre exemple sur ces enfants modèles que sont Martine, Pom, Flore et Alexandre et sur leurs merveilleux parents, de vrais Bisounoursiens qui font honneur à leur patrie. Chère Martine, toujours prête à aider sa gentille maman à faire l’aumône aux pauvres, à rappeler à tous que la paresse est un péché mortel et qu’il leur suffirait simplement de travailler plus pour gagner plus. Pom, Flore et Alexandre secondent activement leur père, le Roi, dans sa difficile tâche quotidienne que ne peuvent comprendre de simples roturiers. Leur mère, la bienveillante Céleste, s’occupe avec une attention sans faille à superviser le travail domestique, naturellement dévolu au sexe faible.

Je vous encourage, chers sujets, à suivre leur exemple et à faire, comme eux, oeuvre de salut en révélant au grand jour, l’activisme négatif des ennemis de la patrie.

Patanok 1er

Pas de bras…

Mardi 27 novembre 2007

Classe de mer, le retour.

Hier, rencontre avec l’enseignante de Monsieur L. Tout sourire, mais ferme. En gros, elle ne voit pas pourquoi je viens la voir. Pour elle, mon petit garçon ne peut pas venir. Un point c’est tout. Elle a tout prévu comme ça et ne changera pas d’un iota. Elle a prévu d’être sur l’eau tout de temps, un point c’est tout. Je sais parfaitement qu’il est possible de choisir d’autres activités. Les autres années, les enseignants avaient choisi des programmes qui auraient été plus adaptés, mais cette année, pas de chance.
Question : « dans les activités proposées, il y avait ornithologie »
Réponse : « oui, mais moi je n’ai pas choisi ça »
Question : « lecture de cartes marines ? »
Réponse : « je n’ai pas choisi ça. »

C’est comme ça. Il est traité comme un enfant comme les autres, d’après elle. C’est sa vision de l’intégration, de la vie en société : tout le monde pareil. A la cantine, bras ou pas : pas d’aide. Devant un escalier, fauteuil ou pas : pas d’aide. Pour traverser la route : aveugle ou pas, pas d’aide… S’ils veulent s’insérer, ils n’ont qu’à faire des efforts, tous ces handicapés, c’est vrai après tout. Faudrait voir à ne pas perturber la ligne droite et claire de la vie par des demandes inconsidérées.

Question : « Et s’il réussit à passer le test pour aller sur l’eau ? »
Réponse : « Ce ne sera pas possible. Et s’il se lève dans le bateau ? Il faudra que nous rentrions tous au centre. Je ne vais pas pénaliser tous les autres enfants ! »
Question : « Mais lui, ce n’est pas grave de le pénaliser ? »
Réponse : « Le pénaliser ? Mais est-ce qu’il se rend vraiment compte ? Si c’est pour faire de l’intégration pour l’intégration… »

Je me suis arrêtée là pour l’entretien. J’ai appelé l’enseignante référente. Elle m’a dit qu’elle allait convoquer une réunion à ce sujet. Elle m’a dit qu’elle connaissait la position de l’inspectrice chargée de l’intégration, position qui consiste à dire qu’il faut être suffisamment souple pour, tout en respectant le même programme, faire en sorte que tous les enfants participent à toutes les activités. Elle m’a dit que cette position était difficile à tenir devant les enseignants. Je lui ai demandé si je devais faire tout de suite un courrier à l’inspecteur. Elle m’a dit « Oh non attendez, vous savez, il faut ménager les gens. »

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai la nette impression qu’il y a quelqu’un qu’eux ne songent pas trop à ménager. M’enfin, puisqu’il paraît qu’il ne se rend pas compte…

« Je suis malheureux »
« Pourquoi es-tu malheureux ?  »
« Parce que je pleure »
« Et pourquoi pleures-tu ? »
« Parce que je ne vais pas aller en classe de mer »
« C’est important pour toi, d’aller en classe de mer ? »
« oui. Je veux aller avec les autres ».

Allez, mon fils, je trouve que nous pleurons un peu trop tous les deux. Nous allons sécher nos larmes et nous allons nous battre. Comme de preux chevaliers, pour défendre l’honneur d’une société qui le perd peu à peu. Mais rassure-toi, nous ne serons pas seuls. Je connais des tas de gens qui sont prêts à se battre à nos côtés. Merci les gens.

Inspiration, quand tu nous tiens

Vendredi 23 novembre 2007

Je me prépare au nouveau jeu à la mode : le ni nicolas, ni sar*kozy.

Aujourd’hui, extrait de discours hautement actuel d’un homme politique vintage.

Oui par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement. Ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique il est, dans l’ordre économique, réduit à une sorte de servage.

Oui ! Au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré…
Il est la proie de tous les hasards, de toutes les servitudes et, à tout moment, ce roi de l’ordre politique peut être jeté dans la rue.

Et c’est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici, c’est parce qu’il veut que la nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l’ordre politique, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain. …

A vous de retrouver le nom de cet homme et l’année au cours de laquelle il prononça ledit discours.

Indice : ce n’est ni Ste*evy, ni Guy Mocquet.

Et ce soir, je pleure

Jeudi 22 novembre 2007

Ce soir, je pleure. Bêtement. Parce que j’ai été trop optimiste, trop crédule. Parce que j’ai trop vite renoncé à mener le seul combat qui devrait valoir la peine à mes yeux. Parce que je pensais que d’autres partageaient ma façon de voir le monde. Je m’en veux à moi-même d’avoir cédé si facilement, de m’être laissée aller à une telle facilité.

La classe de mer ? « Monsieur L. ne voulant pas passer le test obligatoire pour la voile (se jeter tout habillé dans une piscine, mission impossible pour lui !) et l’activité nautique occupant plus de 80 % du temps de la classe, tous les enfants étant sur l’eau en même temps, il serait mieux pour lui de ne pas venir. » « Il n’y a pas d’autres activités ? » « Non, et l’inspecteur accepte qu’il ne parte pas (une faveur spéciale ? quelle chance !). Ne vous inquiétez pas, il suivra le même programme que les autres. » Résultat ? Résultat : après l’annonce à Monsieur L. qu’il ne partira pas avec ses camarades, après avoir essuyé ses larmes en essayant de lui faire comprendre que tout allait bien se passer, que cela ne remettait pas en cause sa valeur, ses qualités, Monsieur L. assiste à tous les préparatifs de l’extérieur. Désespéré. Désespérant.
Je m’en voulais d’avoir cédé. Je m’en voulais déjà de ne pas m’être assez battue. Honte sur moi, je n’ai pas osé affronter toute une école, les parents d’élèves. Je me sens mal dans une peau de lâche, de traître*. Tout le monde (sauf une, merci à elle) trouvait si normal qu’il ne parte pas avec les autres. Vous avez dit intégration scolaire ? Oui, mais quand même, il ne faudrait pas exagérer. Alors, à nouveau, la colère est venue.

Combattre pour son propre enfant serait moins noble, moins désintéressé ? Comment puis-je faire moins, puisque personne ne prend le relais ?

J’ai vu ce matin sur le site du centre d’hébergement classe de mer le programme prévu. Seulement quatre séances de voile sur les dix demi-journées. Seulement quatre séances et par demi groupe. Tout le reste était possible pour lui, tout le reste est possible pour lui.

Bien sûr, je vais reprendre ma plume pour écrire à l’enseignant. Bien sûr, je repars au combat. Bien sûr, je vais faire semblant de ne pas avoir vu qu’il s’agissait d’une volonté d’exclusion. Bien sûr, je vais leur accorder le bénéfice d’un doute que je n’ai pas. Bien sûr, je vais tous les épargner pour qu’ils épargnent mon fils.

En début de semaine, j’ai eu la chance de participer à deux jours de formation sur l’autisme. Deux jours au cours desquels j’ai pu prendre des notes pour expliquer autour de moi ce qui dysfonctionne dans le cerveau de ceux qui en souffrent, pour démontrer qu’ils ne font pas exprès d’adopter un comportement étrange, un comportement qui les exclu de fait, qu’ils ne sont pas mal élevés ou dangereux. Deux jours pour recevoir la confirmation que dans un monde bienveillant, leur vie serait agréable, ils auraient une meilleure image d’eux-mêmes et nous aurions une meilleure image de nous. Je pensais que ces deux jours m’avaient enveloppée d’un blindage de bonne humeur. Grave erreur : l’armure s’est fendue. J’ai beau savoir que je ne suis pas seule, que d’autres luttent à mes côtés, que d’autres connaissent les mêmes tourments, que d’autres connaissent de pires tourments, que des amis me soutiennent, ce soir, je pleure.

Respecté-je en cela les recommandations du médecin qui trouvait indispensable que je garde un peu de temps pour moi ? J’ai un peu de temps, cool, je vais pleurer, ça c’est on ne peut plus personnel !

Bon signe, je commence à pleurer de rage. Tout n’est pas perdu.

*Edit : cette considération ne concerne que moi. Je ne voudrais pas que l’on croie que je porte le moindre jugement sur ce que vivent, disent ou pensent les autres parents. Je ne me permettrais jamais de faire une chose pareille. Je sais, par expérience notamment, combien il est difficile de vivre ces situations et qu’il n’y a, dans l’absolu, pas de bonne ou de mauvaise décision.

Encore une mission pour Jack Bauer

Mercredi 21 novembre 2007

Comme Jack n’était pas dispo, j’ai pris le boulot.

Dans la série « Aphykit s’engage à faire tout plein de choses et après elle coule », je viens de ressortir vivante (mais non sauve d’esprit) d’une semaine de folie. Enfants malades, formation dans la journée, double voire triple réunion dans la soirée avec rétablissement souple sur la pointe des pieds et pas décoiffée d’un cheveu. Bon sur le dernier point, j’avoue, j’exagère un peu, suffit de savoir où j’habite pour comprendre immédiatement que soit je suis coiffée à la Yul Brynner*, soit je suis une fieffée menteuse. A vous de deviner.

Ce à quoi vous avez réellement échappé : une candidature pour les cantonales, un essai de fabrication de yaourts avec une cocotte minute, un blog politique, une coupe de cheveux à la Louise Brooks, une photographie de mon orteil annulaire gauche.

Ce à quoi vous avez failli échapper, mais finalement non. Puisque je prévois pour bientôt un post sur la formation à laquelle je viens d’assister et qui m’a enveloppée d’un blindage de bonne humeur pour au moins quelques jours, j’ai décidé de vous proposer un truc auquel vous avez failli échapper, mais que je vous inflige quand même parce qu’il n’y a pas de raison de vous épargner après tout. Il s’agit d’un test qui est censé me permettre de réveiller mon style (à vous aussi d’ailleurs, je ne pense pas avoir été la seule destinataire de la chose). Premier bon point, cela signifie qu’a priori, j’en ai déjà un, de style, ce qui n’était pas gagné d’avance, je vous assure.

Alors, les questions :

Question 1 : vous êtes a) un homme b) une femme

Question 2 : vous portez les cheveux a) courts b) mi-longs c) longs

Je ne vous les mets pas toutes, c’est trop pour mes quelques compétences. Je suis parvenue tant bien que mal à répondre à ce questionnaire de la mort que même pour l’entrée à la NASA c’est plus facile (Est-ce que vous vomissez facilement à mag 12 ? Est-ce que vous aimez jouer avec des essoreuses à salades ? Est-ce que vous vomissez quand vous jouez avec une essoreuse à salade ?…) et j’ai été récompensée par le très attendu résultat.

Ce qui donne : « Votre vie est rythmée par vos désirs et vos rêves. Pourtant, même si vous êtes toujours emballée par le tourbillon de la vie, vous êtes quelqu’un de très stable (rien qu’avec cinq réponses à des questions hautement pertinentes, ils savent ça de moi, trop fort, les profilers). Un peu comme votre look : fou quand il faut, et strict quand c’est important. Pour vous, une coupe naturelle légèrement retravaillée.« 

Si la traduction est : pas souvent chez le coiffeur, shampoing rapide et séchage à l’air libre venteux parce que pas le temps de plus, OK, c’est tout moi.

Donc, après les pieds, les cheveux. On progresse, on progresse, ya pas à dire…

 

* Petite précision pour les plus jeunes d’entre vous : Yul Brynner est un acteur américain du temps reculé des films en technicolor sur bande qui passaient dans des cinémas, ces lieux où les gens se rendaient pour voir des films en bravant la nuit, le froid et la pluie, ainsi que la compagnie de leurs semblables, alors qu’on est si bien devant son microportable à mater un DVD.

De la motivation comme fil conducteur

Mardi 13 novembre 2007

Aujourd’hui, peu de temps, parlons peu, mais parlons bien, parlons constructif.

C’est le temps de l’amour, le temps des copains et de l’aventure, peut-être, je ne dis pas, pour certaines. Mais c’est le temps des malades, des nuits sans sommeil et de l’aventure pour les autres, c’est à dire moi pour tout dire par exemple. Je compatis pour tous mes confrères de nuits éveillés et de journées comateuses.

Du coup, mon cerveau ne fonctionnant pas de manière tout à fait opérationnelle, j’ai organisé un petit jeu pour le détendre et le remotiver. Oui, c’est comme ça, j’organise des sessions de remotivation pour mes organes : un petit saut à l’élastique pour le coeur, un cinéma dynamique pour l’estomac… Il n’y a pas de raison que je les délaisse, les pauvres. Ils bossent bienet très beaucoup beaucoup et très bien, faut voir le travail que je leur impose.

Donc petit jeu pour mon cerveau, et hop, ouverture de l’oulipo. Au programme aujourd’hui, réécriture d’un titre extrait de la une du Monde sur la base d’un Np+13, A+13, Sm+13 et Sf+13. Cours de rattrappage ici.

Résultat :

Ni*colas Sar*kozy défend sa politique économique devant le Parlement européen devient

Erik Satie défend sa pollution édentée devant le paroissien évaluable.

Franchement, en ces temps d’obnubilation couchedozonesque et de paganisation joyeuse (ou non) de notre société, je ne sais pas lequel aura le plus de chance d’être crédible. Satie ? Je vote Satie : il a le double avantage cumulé d’être le créateur d’aires de repos pour cerveaux et oreilles harassés et d’être mort.

Bonjour tristesse

Samedi 10 novembre 2007

Norman Mailer est mort.

Au cours d’une interview, en 2001, il s’attristait de la pauvreté intellectuelle qui s’étendait dans le monde occidental et déplorait : « Il n’y a plus personne avec qui se souler de nos jours ». A qui avait-il accordé cet entretien ? Je vous le donne en mille : à PPDA pour TF1. Le passage a été repris ce soir, sur la même chaîne.
Je ne sais pas si les programmateurs de TF1, qui venaient d’infliger Sous le soleil, puis une série de reportages sur les célébrités se sont sentis visés par Norman Mailer. Ils ont pu se dire : « ben avec toutes les infos de première importance que l’on transmet aux gens, pas de problème, ils trouveront toujours de quoi alimenter une soulerie conviviale ». Des infos de première nécessité, y a pas à dire, si j’en crois le programme. Jean-Claude Vandamme, Evelyne Thomas et Lolo Ferrari, voici donc les icônes de notre temps. De quoi faire avaler tout rond ensuite aux citoyens que pour augmenter le pouvoir d’achat, il suffit de faire baisser les prix (l’augmentation des salaires ne changerait rien à l’affaire ?), que personne ne peut baisser le prix des carburants et qu’il faut donc faire du vélo (pour le prochain conseil des ministres décentralisé devra-t-on prévoir un garage pour les cycles ?) et que si l’on marque des numéros au feutre indélébile sur les personnes réfugiées au camp de Dunkerque, c’est parce que c’est plus pratique.

Puisque le jury Nobel n’a pas fait à Norman l’insigne honneur de lui attribuer le prix de Littérature, laquelle de nos trois vedettes va-t-elle choisir de mettre en lumière et surtout, question subsidiaire, va-t-il falloir inventer une nouvelle catégorie ?

Enfin, je fais la maline à propos de TF1, mais sur France 3, les trente secondes consacrées à cet esprit éclairé ont été immédiatement suivies d’un reportage de plusieurs loooonnngues minutes sur le dernier album de Johnny.

Que l’on ne se méprenne pas, hein, je n’ai pas de mépris pour les gens qui aiment écouter Johnny ou regarder Sous le Soleil. Je me dis quand même qu’il est plus simple de balancer de la soupe prédigérée (beurkkk) que d’amener les gens à apprécier des auteurs de talent. Ah, mais oui, j’oubliais, la télévision, ranavoir avec la curiosité, avec l’esprit, avec l’envie de communiquer ou même de divertir, c’est avant tout du commerce ! Suis-je bête !

Norman Mailer, ce n’est pas barbant, ce n’est pas soporifique, ce n’est pas incompréhensible. Le Chant du Bourreau peut faire peur, de premier abord (et c’est un bien grand tort), mais Les Vrais durs ne dansent pas, là, franchement, il n’y a pas à hésiter, il faut plonger.

Goodbye fellow. Rassure-toi, il y a toujours des gens avec qui se souler en bonne intelligence, malgré tout. Tes petits pas d’homme ont fait faire un grand pas à l’humanité.

Scoop

Vendredi 9 novembre 2007

Top secret

 

(Merci à a n g e l de m’avoir fait découvrir ce site à haut potentiel hilaristique. Si si, je vous assure, même si mon exemple n’est pas très représentatif.)

Aphykitus magicus

Lundi 5 novembre 2007

Tadam !

Me revoilà…

Pas mal, hein, pour une illusionniste amateur ?

Je suis parvenue à disparaître pendant une semaine sans que personne ne s’en émeuve ! Ce n’est pas notre cher séprident qui pourrait en dire autant…

Je me spécialise en tours de magie. Non seulement j’ai disparu pendant une semaine, mais j’ai réussi à passer près de dix jours en famille, période semée d’embûches en tout genre, sans occire aucun des membres de cette belle tribu : époux, enfants, tout le monde est revenu sain et sauf. Pourtant, je ne m’étais pas ménagé beaucoup de portes de sorties.

Connaissez-vous le Chat chapeauté ? Ben pour moi c’est pareil, je pourrais ajouter « mais attendez, ce n’est pas tout » ++ pour mes « vacances ». On débute par un mariage, puis séjour chez mes parents, deux jours dans un parc d’attraction, séjour chez mes beaux-parents, tout ça avec obligation de faire les devoirs et de s’entraîner au cornet.

Au final, ce qui restera, tout de même, c’est Mademoiselle Moizelle vautrée sur son père, dotée de lunettes 3D, essayant d’attraper les personnages animés, dansant au son de la musique omniprésente dans le parc et commentant les films à sa manière : « Oh ! La baneine ! » « Là, les canards » « Encore des canards » « Oooh ! C’est beau ».

C’était la minute d’autosatisfaction maternelle.

Ce matin, pour me permettre de parfaire mon entraînement d’illusionniste, les gentils manifestants avaient obligeamment allumé des feux sur tous les accès du rond-point qui dessert la maison de la fée assistante maternelle. Je me suis élancée entre deux rideaux de fumée du plus bel effet, roulant sur l’enrobé fondant, entre deux haies de pompiers brandissant balais et lances à eau. C’était magnifique !

En revanche je me suis loupée sur la téléportation : j’ai mis plus d’une heure et demi pour rentrer chez moi au lieu des huit minutes réglementaires. Je ne suis pas inquiète, je vais m’améliorer. N’oublions pas que je débute !