Archive de la catégorie ‘Accueil’

qrscfsrehè-(à@ !

Mardi 16 octobre 2007

Message à l’attention de MM. Puieazori, zeizoiejnfjie, hujduiejdu, wvxbwve, fiileojfohe et autres leoiukjehrohsdh.

Messieurs,

J’accuse, par la présente, réception de vos messages sur mon blog unipersonnel à responsabilité limitée. Je comprends que vous souhaitiez faire entendre votre voix par le biais de cet amplificateur d’opinion réputé dans le monde entier et plus si affinités. Vous devez vous sentir bien seuls pour tenter aussi souvent d’entrer en contact avec moi. Je m’aperçois également que la langue doit être un barrage supplémentaire pour votre socialisation, puisque vous réagissez principalement sur les posts qui incluent quelques mots d’anglais. Je tiens toutefois à porter à votre connaissance la faiblitude extrême de mes aptitudes dans la langue de Bush (pas l’Australien, l’Etatsunien), même si je suis réputée capable d’avaler un bretzel sans m’étouffer et ce, grâce à un entraînement de tous les instants.

Vos commentaires sont certainement d’un intérêt extraordinaire pour l’avenir de l’humanité et le prochain bouquin de Karl. Je me vois cependant contrainte de vous avertir que mon ordinamoteur est doté par obligation d’une frontière extrêmement bien gardée par la brigade anti-spam. Nous vivons à présent dans un pays où la fantaisie est particulièrement mal vue, surtout depuis quelques mois. Les projets originaux qui consistent à vouloir modifier des éléments anatomiques, notamment, sont rejetés sans discussion possible. Je suis moi-même fichée et surveillée en raison des propos subversifs que j’ose parfois tenir sur ce dernier espace de liberté. Ceux sur le bronzage des pieds non réglementaire et sur le grand guru de la pensée moderne, Karl, ont été censurés. Je suis à présent contrainte d’utiliser un code secret pour faire entendre ma voix. Malgré ma bonne volonté, je ne puis répondre favorablement à vos demandes d’accès. Voilà pourquoi je vous suggère de vous adresser à des interlocuteurs qui, en plus de comprendre votre langue, pourraient être intéressés par vos propositions.

En espérant que vous trouverez rapidement un débouché pour vos produits, je vous prie d’agréer, Messieurs, l’assurance de ma haute considération.

Aphykit

****vacances****

Lundi 9 juillet 2007

Vacances des enfants, cela va sans dire (bon OK, je le dis, là, mais je préfère être claire).

Rendez-vous à la rentrée…

Vacances

PS : Juste une petite précision, mais qui a son importance (pour mon ego) : ce n’est pas moi, sur la photo. Ben si quand même, ça méritait d’être spécifié.

Le jour où le ciel m’est tombé sur la tête

Vendredi 13 avril 2007

En fait, il s’agit de la deuxième chute de ciel sur ma tête. La première, je préfère ne pas la bloguer pour le moment, mais la deuxième (j’aimerais écrire la seconde), finalement, je suis à présent en mesure de l’évoquer. Rien que parce que maintenant je sais, pour en avoir discuté avec beaucoup de gens différents, que c’est une histoire largement partagée.

Voilà : le ciel m’est tombé sur la tête le jour où ma copine Linda, qui était venue avec moi choisir « la »robe qu’il me fallait pour « le » coquetèle, est arrivée le jour dudit coquetèle avec la même robe.

Naaan, ce n’est pas ça, je rigole. Je n’ai pas d’amie qui s’appelle Linda et je ne fréquente plus les coquetèles. Non, le ciel a fini de descendre brutalement sur ma tête le jour où j’ai appris pourquoi mon petit garçon me paraissait toujours si décalé et où j’ai accolé à son doux prénom le mot étrange d’autisme. Sur le coup, assommée, je n’ai pas cru le messager. Le messager, en fait, c’est le papa. Parce que, bien entendu, personne d’autre n’avait été capable jusque là de poser le diagnostic. Insatisfait des réponses apportées par les bien-disant spécialistes, consultés après la suggestion appuyée de la directrice de la crèche, M. R. a fini par se tourner vers the spécialiste en tout : le moteur de recherche. Rien qu’en soumettant trois ou quatre critères, il a vu déferler sur lui des dizaines d’entrées menant vers un monde alors nouveau pour nous : les sites consacrés à l’autisme. Moi, bien sûr, telle sainte Thomette (patronne du carrelage), je lui ai dit : « Mais enfin, si c’était le cas, Madame Duschmol, spécialiste de la spécialité, nous l’aurait dit. » Réponse de M. R. : « C’est bien pour cela que je vais l’appeler tout de suite. »

Je vous retranscris une parmi toutes les réponses pleines d’assurance de ladite spécialiste : « Ah non, vous savez, j’ai beaucoup travaillé avec (elle n’a pas osé dire « sur ») des personnes autistes : c’est très différent. Votre enfant souffre d’une psychose infantile à tendance autistique. » Quand même. Mais, nuance. Bon OK. C’est vrai à la fin, pour une jeune pédopsychiatre formée à l’école de la psychanalyse, un enfant de trois ans qui rit beaucoup, est capable de parler, sait compter, aime les câlins et embrasse volontiers les gens qu’il apprécie ne peut pas être autiste. Sauf que. Sauf qu’elle aurait quand même dû savoir ce que nous avons appris depuis, nous parents sans aucune formation médicale ni psychiatrique : il existe, pour schématiser, plusieurs manifestations de cette différence neurodéveloppementale. Et il existe aussi des psychiatres qui le savent (mais, à sa décharge, depuis peu : seulement depuis les années 40). Maintenant que notre héros au regard si doux a bien grandi et que nous avons des connaissances approfondies, il n’y a pas de doute, il est autiste. Ah oui, j’oubliais aussi -pourtant c’est important- ajout de cette représentante de la Faculté ed’médecine (qui, comme dirait Coluche, ne les avait pas, toutes ses facultés) : « de toute façon, c’est la faute de la mère ». Heureusement, puisqu’elle tenait à sa vie, elle n’a pas osé le dire comme ça devant le papa. Jetez la pierre à cette horrible mère qui ne fait jamais rien de bien. Elle aime trop son enfant (ou pas assez), elle ne le regarde pas assez (ou trop), elle refuse de le voir grandir (ou pas). Enfin brèfle, si vous n’avez pas de méchante belle-mère sous la main, je vous conseille d’aller consulter une pédopsy tendance lacanienne en lui parlant d’autisme, elle remplacera avantageusement.

Suite au prochain épisode. Pour conclure provisoirement, tout de même, près de six ans plus tard, j’ai de relativement bonnes nouvelles du front : la famille s’est agrandie (inconscients que nous sommes, nous avons offert au monde deux enfants de plus) nous ne nous en sortons pas trop mal, nous avons développé nos techniques de combat jedi contre le côté obscur tapi toujours trop près de nous et prêt à fondre sur sa proie. Nous avons le bonheur d’être entourés de familles et d’amis ouverts, tolérants et généreux qui acceptent le jeune Padawan comme un enfant à part entière (ce qu’il est, n’en doutez pas) et qui, cerise sur le gâteau, n’imaginent même pas qu’il pourrait en être autrement. Je leur en suis extrêmement reconnaissante et je leur répète toute mon admiration.

Haro sur la technique ?

Mercredi 28 mars 2007

Foin de problème technique, c’est bien moi qui déblogguais. Mon moi profond ou peut-être mon inconscient ? En tout cas ce n’est pas mon ça. J’ai mal digéré mes cours de philo de term. Il faut dire que la cuisine que nous faisait le prof n’était ni très appétissante ni très digeste. Bref, l’erreur a induit une lecture au premier degré de mon désir narcissique (voir vrai-faux premier post). Mais non, je ne suis pas pénible. Il faut juste que je renonce aux brèves de comptoir et aux papiers de Ca*rambar comme livres de chevet. En réalité, je me désolais fort de ne plus recevoir les avis éclairés de mes commentateurs. Le souci, c’est qu’à présent, si je n’en reçois pas, ce n’est plus une erreur.

Si je n’étais pas une mère de famille épuisée par trop de nuits hachées, j’aurais bien peur de ne pouvoir dormir cette nuit. L’épuisement me sauve.

 

Résumé des épisodes précédents

Lundi 19 mars 2007

Aphykit, après avoir présenté son cher et tendre sous son meilleur jour et ses bambins dans toutes leurs merveilleuses diversités enrichissantes et ô combien étonnantes, s’est laissée aller à quelques confidences sur elle-même. Elle a fait ensuite, de manière hautement spirituelle, le compte rendu de ses sorties au théâtre (une) et au cinéma (une), ainsi que la fiche de lecture du livre qu’elle a lu. Elle peut donc rayer allègrement ces quelques corvées de sa super liste : 101 choses à faire en 1001 jours, épreuve qui court depuis quelques temps sur la toile et qu’elle a réduit à : 10 choses à faire en 100 jours. Les trois événements précités n’étaient pas top priorité, mais bon, comme ça, trois corvées de moins à prévoir, elle peut se concentrer sur des choses un peu plus passionnantes : finir de ranger la véranda, trier six ans de paperasse en retard, briquer l’argenterie, rétablir une monarchie héréditaire, conquérir l’Egypte et autres joyeusetés…

 

Voilà, voilà. Bon, je crois que j’ai résumé à peu près les innombrables fabuleux posts qui ont disparu à la suite d’une fausse manœuvre. Je repars donc, bien décidée à narcisser à mort. Ami lecteur, si tu existes, je t’attends le pied ferme.

 

On veut me faire taire !

Samedi 17 mars 2007

Figurez vous que j’ai perdu mon blog. Je ne me suis aperçue de rien. On marchait, mon blog et moi, notre petit bonhomme de chemin lorsque, tout à coup, il a disparu. Comme ça. Brusquement. Au détour d’un clic. Plus moyen de le retrouver. Toutes nos belles pages écrites ensemble, toutes ces merveilleuses histoires : perdues, envolées. Pfft.

J’avoue que j’ai eu un peu de mal à m’en remettre.

Et puis, il y a eu l’article. L’article dans le journal. Celui pour lequel un super spicolog est interviewé. Et que dit-il ce spicolog spécialiste du blog ? Je vous le donne en mille : il dit que les gens qui écrivent des blogs sont de grands narcissiques et qu’ils ont tort de s’imaginer que ce qu’ils racontent peut intéresser quelqu’un. Pire que narcissiques, en fait, nombrilistes. Brrr, j’en tremble rien que de l’écrire…

Après quelques semaines de flottement, je me suis dit : « allez, assume, que diable ! » Alors voilà, j’assume. Bien que non spicolog, je suis une grande narcissique nombriliste qui imagine que ce qu’elle écrit passionne les foules, déchaîne l’intérêt de manière incroyable, mais qu’en plus, elle l’écrit tellement bien qu’elle est l’objet d’une admiration sans borne. Donc, pour ne pas décevoir mes lecteurs fanatiques, j’ai décidé de recommencer une nouvelle histoire bloggesque. Non mais !

Pis, écrivain, j’ai toujours voulu faire ça comme métier, mais dommage pour moi, le poste est déjà occupé par Victor. Je lui ai demandé, mais il ne prend plus de stagiaire. En désespoir de cause, je vais donc faire de l’écriture clandestine, secrète, non déclarée. L’avantage, c’est que je peux écrire tout décousu, tout comme ça me vient, sans imaginer d’histoire, écrire des recettes de cuisine, raconter ma vie trépidante et passionnante (si si, passionnante, je vous l’assure) : comme personne ne me lit, personne ne me fera de remarque. C’est le spicolog qui le dit et moi, les spicologs, je les crois.