Archive de la catégorie ‘Non classé’

Maux d’enfants

Dimanche 13 décembre 2009

Avant de laisser mon cerveau inconséquent oublier ce moment de pure poésie, une citation de Mademoiselle Moizelle, réveillée en plein cœur de la nuit par une fièvre intense :

« La nuit noire est venue me regarder dans les yeux. Elle m’a réveillée et j’ai eu peur ».

Ma chérie, je suis si pessimiste ces jours-ci que je pense que c’est notre avenir à tous que tu as vu cette nuit. Je comprends que tu aies eu peur.

 

Je lis donc je suis

Samedi 13 septembre 2008

Je rebondis sans vergogne et sans en avoir trop l’air sur une idée d’Ashley (qui l’a utilisée alors qu’elle ne manque pas d’inspiration, elle, ce qui n’est pas très altruiste, mais bon, comme je peux la reprendre, je ne dis trop rien et juste entre parenthèses).

L’idée est donc la suivante Prendre le livre qu’on lit actuellement à la page 123. Recopier le texte de la 5e phrase et des 3 suivantes. En plus, il faut indiquer le nom de la personne avec un lien sur son blog pour bien mourir de honte en annonçant au monde entier que un, on n’est pas foutu d’avoir une idée personnelle et deux, on n’est pas capable d’écrire correctement soi-même, il faut citer quelqu’un d’autre si on veut faire croire que l’on pourrait, si on voudrait, écrire aussi et deviendre un vrai écrivain. Vous connaissez ma position sur on, je n’y reviendrai donc pas.

Trève de billevesées et autres tergiversations, voici ce que je lis à la page de mon livre de chevet :

« Les contrats collectifs de travail et les règles y assimilées ainsi que tous les actes nécessaires pour leur stipulation ou délibération sont exemptés des droits de timbre et d’enregistrement.

Article 59

En cas de dissolution ou de retrait de la reconnaissance d’une des associations contractantes, le patrimoine de cette association reste lié à l’exécution des obligations assumées par elle dans le contrat collectif pour toute la durée du dit contrat et pour une année ultérieur. La dissolution ou le retrait de la reconnaissance n’ont aucune influence sur les droits dérivant du contrat collectif en ce qui concerne tous ceux à l’égard desquels le contrat était valable aux terme de la loi. Dans ce cas, chacun des intéressés peut, en ce qui le concerne dénoncer le contrat dans les cas prévus et avec les formalités admises. »

Nan, je rigole, ça ce doit être celui de notre cher X (je reste discrète, je ne voudrais pas être accusée de diffamation et finir en prison pour tenir compagnie à un tueur en série qui se sent un peu seul dans sa cellule).

Chez moi, ça donne plutôt ça (je vous en offre la primeur, je ne suis allée que jusqu’à la page 80, si ce n’est pas du sacrifice, je vous jure) :

« Eux seuls étaient entourés d’un cadre de bois. Ils étaient si bien aiguisés qu’ils ne semblaient pas vieux.
- C’est une sorte de maladie héréditaire qui court dans les veines de ma famille.
- Je garde précieusement le couteau à cran d’arrêt que vous m’avez offert. »

Un petit jeu pour finir : lequel de ces textes reflète la sanitude d’esprit de son auteur ?

Prévention routière

Vendredi 14 décembre 2007

Aujourd’hui, je vais avoir du mal à être drôle (si tant est que je le sois d’habitude).

Je revenais tranquillement d’aller chercher le mignon petit sapin que nous avons adopté pour cette année, lorsque j’ai vu mourir un homme devant moi hier soir. Il m’a doublé à vive allure, a pris son envol sur un haricot et a percuté des arbres de plein fouet. Lorsque je me suis approchée de ce qui restait de la voiture, j’ai vu tout de suite qu’il était fort peu problable qu’il soit en vie. J’ai eu l’impression que c’était sa voiture qui était encastrée en lui. Son chien, retenu par une laisse, était sorti et aboyait près de lui.

Je suis navrée de vous imposer ce texte, mais j’ai vraiment besoin de parler de ce moment, parce que je suis au plus mal. Dès que je suis dans ma voiture, je suis terrorisée. Je regarde les gens conduire, souvent vite, parfois en téléphonant, parfois imprudents, souvent insouciants, et j’ai peur pour eux, pour moi, pour nous. Je pense à la famille de cet homme, qui a dû être prévenue hier soir et qui va passer les fêtes dans le deuil. Bien sûr, je sais qu’il est loin d’être le seul, qu’ils sont loin d’être les seuls, mais lui, je l’ai vu mourir. Et c’est tellement bête, ça tient à tellement peu de choses, une vie qui s’éteint. Toute cette vie construite pas à pas, expérience après expérience, rencontre après rencontre, toute cette vie si longue à écrire s’est achevée en quelques secondes.

Je sais que tout le monde le sait, que c’est un principe que l’on nous répète régulièrement, mais je vous le rappelle encore une fois : que vous soyez pressés, que vous soyez en retard, en colère, énervés ou bouleversés, soyez prudents, respectez bien les limitations de vitesse, le code de conduite sur la route. Soyez prudents, restez vivants. Evitez de me pourrir la vie en perdant la vôtre. Merci.