Archive de la catégorie ‘Vie trépidante’

A fond pour la scolarisation

Dimanche 16 août 2009

En ce joli samedi de printemps, le soleil brillait dans la cour de l’école. Ses rayons faisaient miroiter joyeusement la verroterie au cou des petites filles déguisées en princesses et les épées des petits garçons qui affrontaient de fabuleux dragons. A l’écart, les plus grands considéraient ces jeux puérils avec le dédain que leur permettait une grande différence d’âge, celui-là même que leur dédieront les 3e dès la rentrée prochaine au collège.

Deux parents, les larmes aux yeux, regardaient leur petit garçon s’appliquer pour réussir une chorégraphie compliquée de danse contemporaine. Ils étaient fort attendris de le voir pour la première fois participer à une kermesse. Autour d’eux, les autres parents de la classe regardaient avec la distance que procure une certaine habitude. Il est vrai que, pour les enfants de CM2, le rituel kermesse est une fin plutôt qu’un commencement. Pour nous, parents attendris, non. Monsieur L., pour la première fois depuis des années, participait au spectacle de kermesse. Et ce fut une réussite complète, une grande victoire : l’enseignante et l’AVS avaient choisi des codes que tous comprenaient, les enfants de son groupe veillaient à ce chacun suive et Monsieur L. lui-même s’appliquait à ce que le spectacle soit réussi. Une parfaite concordance, une parfaite après-midi.

Je commence par ce joli conte de fée, dans la série Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, parce qu’aujourd’hui est un grand jour et je ne pouvais pas manquer de vous l’annoncer.

A 8h ce matin sont partis de Saint-Malo les coureurs de la Milkil II, ultramarathon de 1000 km pour coureurs de l’extrême. Parmi eux, Gwen Le Ny, CPE de collège qui a décidé de dédier sa course aux élèves autistes et à ceux qui les accompagnent.

La scolarisation en milieu ordinaire est, de nombreux spécialistes s’accordent à le dire, l’une des clés de l’autonomie pour les enfants autistes. Elle est également, de mon point de vue, une grande chance pour une société future qui se voudrait tolérante envers les différences, toutes les différences, celles qui font la richesse et la beauté du monde.

Pourtant, chaque année, les parents doivent mener un combat acharné pour parvenir à la mener à bien. Combat parfois gagné, parfois perdu, hélas. C’est pourquoi, pour faire avancer les idées en ce domaine, Gwen Le Ny et plusieurs membres de l’association ASPERANSA déposeront à chaque étape des dépliants informatifs sur cette question.

Si vous souhaitez les rencontrer, encourager Gwen au long de cette course de folie, vous trouverez toutes les informations sur le site d’ASPERANSA.

Je suis très admirative, me considérant moi-même comme une sportive de l’extrême dès que j’ai monté deux étages à pied (fichus ascenseurs !)…

Désespérée ?

Jeudi 2 avril 2009

Je ne sais pas pourquoi – un coup de blues – j’ai failli cliquer l’option « approuver les éléments sélectionnés en tant que commentaires valides » sur la page des spams.

Est-ce que je me manquerais de vie sociale ?

J’ai un problème

Mardi 4 novembre 2008

Et il n’a rien à voir avec un pseudo sentiment qui m’unirait à toi (cette remarque est destinée soit* aux plus de quarante ans, soit à ceux qui ont une mère abusive et, qui plus est, fan de Sylvie et Johnny, soit à ceux qui possèdent une radio défectueuse bloquée à vie sur Radio Nostalgie).

J’ai un problème, donc, et je vous en soumets l’énoncé :
Soit une jeune femme encore dans la fleur de l’âge, mais qui souffre d’un manque d’effort personnel sur sa musculature autrefois avantageuse, dotée de trois enfants particulièrement remuants et exigeants en terme de temps et d’attention, et qui accède à de nouvelles fonctions chronophages, calmiphages, séréniphages. Trouvez la raison qui la tient éloignée de son blog et de ses weblogfriends.
(Si vous répondez le sport, vous avez un gage moyenâgeux, je vous préviens sans frais.)

Brèfle, je suis venue vous dire que je m’en vais. Je sais qu’il n’y aura pas de sanglot, ni long, ni court, ni de l’automne, ni fleurs, ni couronnes, mais je suis un peu triste quand même. J’ai l’impression de déménager (pour de vrai, pas que de la tête) et de perdre de vue des amis proches, alors que je ne connais pratiquement aucun d’entre vous dans la real life. C’est un sentiment très curieux et peu agréable, je vous l’avoue. J’espère qu’on s’écrira…

Adios les souris, et dansez bien…

* Je vous avertis immédiatement que je compte abuser ici du « soit », que j’aime particulièrement, surtout quand il claque bien dans des liaisons dangereuses et qu’il est multiplié dans une litanie agréablement scandée.

non non non non, non non non non, je ne suis plus saoul, un peu à bout c’est tout

Vendredi 23 mai 2008

Au début fut le titre.

J’ai bien pensé un moment battre le record du plus long titre du plus court texte, mais finalement j’ai trouvé le subterfuge un peu gros (surtout que, vous avez pu le remarquer, le texte n’est pas de moi, c’est un emprunt). A la place, je vais passer bôôôôcoup de lignes et mon manque d’inspiration passera tout à fait inaperçu.

En fait, pour tout dire, je me trouve un peu coincée. J’ai choisi de m’exprimer sur un blog couvert du pudique voile du pseudonymat et, du coup, je ne peux pas vous raconter ma vraie vie. Je suis obligée de vous assommer de la complainte de la pôvre mère de famille surchargée, nageant péniblement entre les couches sales, la vaisselle et le ménage, n’ayant d’autre horizon que la kermesse de fin d’année et d’autre ciel que celui de son lit, alors qu’en fait, je suis un(e) redoutable* espion(ne) aux aventures toutes plus passionnantes les unes que les autres.

*Vous aviez remarqué que l’adjectif redoutable ne divulgue pas son genre ? Je suis admirative d’un tel hommage à la parité. Si j’ai le temps, un jour, je ferai une recherche critique sur les adjectifs invariables en genre : je suis convaincue que cette étude sera très instructive à tous points de vue.

Puisque j’ai le temps et que, je vous l’indique au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, il s’agit ici de parler pour ne rien dire, je vais vous entretenir d’un mot qui se fait rare, et qui a été pour la petite fille que j’étais à 11 ans le prétexte à beaucoup de jeux et de rires, le mot escopette (« arme à bouche évasée », définition approximative citée de mémoire), que je vous replace in petto in situ : « L’escopette se dresse au coin de tout buisson » (j’ai toujours adoré mon vieux pote Totor et ses écrits me reviennent plus facilement que ceux de Brasillac, allez savoir pourquoi).

Revenons à notre escopette. Je vous suggère, puisque ce terme ne recouvre plus de réalité de notre époque, de lui attribuer une nouvelle définition. Dans ma grande croisade de lutte contre l’exclusion, en effet, je fais feu de tout bois. Cette pauvre gentille escopette, qui a rendu tant de services par le passé et qui se retrouve aujourd’hui seule, abandonnée de tous, me contemple de ses beaux yeux bruns epagneulesques et je ne peux la laisser ainsi. Je compte sur vous pour lui offrir dustu une nouvelle affectation.

Allez, allez, au boulot, j’attends.

La famille has been prépare Noyel

Jeudi 6 décembre 2007

Court florilège de phrases entendues ce matin pendant la corvée du marathon des courses de Noyel. Il faut dire, je cherche un peu parce que j’adresse la parole aux vendeurs et vendeuses. Je les comprends, les vendeurs et les vendeuses, ils sont obligés d’être là toute la journée, eux…

Pour tout vous dire, dès l’entrée dans le magasin, j’ai eu un peu la nausée de voir tout ce rose, toute cette mièvrerie, tout ce luxe ostentatoire et cette foule qui se presse dans les rayonnages dégoulinants. Je m’étonne de voir, sur le visage de tous ces gens non pas l’air épanoui de circonstance, mais une performance de rictus qui traduit à la fois l’énervement, le mépris et la lassitude. En général, j’évite d’aller dans ces temples de la consommation, mais je ne voudrais pas que mes enfants me reprochent d’avoir été élevés par une marmotte asociale, écolo, gauchisante et intégriste. J’essaie donc de satisfaire quelques uns de leurs souhaits, pour certains violemment soufflés à grand renfort de spots publicitaires et autres chansonnettes abrutissantes, pour d’autres, résurgences tardives d’un passé fort peu lointain.

« Savez-vous où je pourrais trouver des pistolets à amorces ?
- … ?
- Des pistolets à amorces ?
- Ah, des pistolets à pétard ! Non, nous ne vendons plus cet article depuis longtemps »
Vu les prix pratiqués en moyenne dans le magasin, je sais pourquoi. Je vais donc répondre à Monsieur O. : « Pas assez cher mon fils » (même moi, décidément, je suis infiltrée par la pub à l’intérieur de mon moi-même).

« Pouvez-vous m’indiquer le rayon des jouets d’imitation, s’il vous plaît ?
- … ?
- Des jouets d’imitations : pour faire comme le médecin, papa, maman, le vendeur de jouets…
- C’est pour un garçon ou pour une fille ?
- Je cherche une perceuse pour ma fille
- Le bricolage, c’est dans le rayon « Je fais comme Papa »
- Merci Monsieur, vous êtes bien urbain. »
J’ai contourné le rayon « Je fais comme Maman », rempli ras la gueule de balais, d’aspirateurs et de machines à laver et je suis parvenue, non sans être retournée en arrière acheter un aspirateur pour Monsieur O. (mais je dirais que c’est pour sa soeur, il faut préserver les apparences), au rayon « Je fais comme Papa » où l’on peut trouver du matériel de bricolage, la trousse de premiers secours, le numéro des pompiers et une boîte remplie de réparties misogynes prêtes à l’emploi. Oui, je sais, c’est une usine à gaz, tous les ans quelqu’un ou quelqu’une fait la remarque. Je ne suis pas, loin de là, l’unique parent à vouloir offrir une dînette à un garçon et une perceuse à une fille, mais je note que ça n’avance pas d’un pouce et c’est horripipoilant au possible.

« Auriez-vous des jouets en rapport avec l’univers Harry Potter pour un petit garçon de six ans, s’il vous plaît ?
- Mais, enfin, Madame, ça ne se fait plus cette année ! »
Bon déjà, lui, il voit de quoi je parle, c’est un bon début, mais son ton méprisant m’est insupportable, il faut bien le dire. Que s’imagine-t-il ce pauvre garçon endoctriné, esclave du grand méchant Kapital ? Que sa remarque va me faire changer de camp et rejoindre les sirènes de l’ultralibéralisme ? Il croit au Père Noyel, ma parole !
Il ajoute, pointant avec morgue une boîte derrière lui :
« Il nous reste ça, mais c’est déjà un très vieux jeu. Totalement démodé : imaginez, il date de la sortie du premier Harry Potter ! »
J’imagine, j’imagine. Le problème, c’est que mes enfants n’ont pas le droit de regarder un film qui ne soit passé au coupe-chou effilé de la censure maternelle. Du coup, Monsieur O. n’a vu le premier opus filmique que depuis qu’il a six ans, et encore parce que son père a insisté ! Je vous rassure, je lui avais déjà lu, je ne suis pas un monstre !
Le pire, c’est que pour un jeu mathusalèmien, il n’est même pas en solde : 125 euros. Comme je ne voudrais pas priver le magasin de son patrimoine historique, je le laisse.

Quant à Monsieur L., comme chaque année, c’est un peu la prise de tête pour trouver ce qui lui ferait plaisir. À la question : « Qu’aimerais-tu avoir pour Noël ? » il répond invariablement : « Un cadeau » et à la question inévitablement suivante « Quel genre de cadeau ? », il répond : « une surprise ». Je devrais être ravie, c’est justement un peu ma conception du cadeau : trouver une idée de surprise qui fasse mouche. Pour tout dire, je n’aime pas les commandes et je n’aime pas non plus que l’on me demande ce que je veux. Je fais une exception partielle pour les enfants. Du coup, pour en revenir à Monsieur L., comme je veux l’entraîner à la fois à vivre dans un monde qui n’est pas spécialement accueillant pour lui, à développer ses réflexes et à trouver un dérivatif à son stress, je lui ai pris un punching ball. Nous verrons bien. De toute façon, je ne sais pas ce qui me fait écrire ça, mais je pense qu’il me servira.

Encore une mission pour Jack Bauer

Mercredi 21 novembre 2007

Comme Jack n’était pas dispo, j’ai pris le boulot.

Dans la série « Aphykit s’engage à faire tout plein de choses et après elle coule », je viens de ressortir vivante (mais non sauve d’esprit) d’une semaine de folie. Enfants malades, formation dans la journée, double voire triple réunion dans la soirée avec rétablissement souple sur la pointe des pieds et pas décoiffée d’un cheveu. Bon sur le dernier point, j’avoue, j’exagère un peu, suffit de savoir où j’habite pour comprendre immédiatement que soit je suis coiffée à la Yul Brynner*, soit je suis une fieffée menteuse. A vous de deviner.

Ce à quoi vous avez réellement échappé : une candidature pour les cantonales, un essai de fabrication de yaourts avec une cocotte minute, un blog politique, une coupe de cheveux à la Louise Brooks, une photographie de mon orteil annulaire gauche.

Ce à quoi vous avez failli échapper, mais finalement non. Puisque je prévois pour bientôt un post sur la formation à laquelle je viens d’assister et qui m’a enveloppée d’un blindage de bonne humeur pour au moins quelques jours, j’ai décidé de vous proposer un truc auquel vous avez failli échapper, mais que je vous inflige quand même parce qu’il n’y a pas de raison de vous épargner après tout. Il s’agit d’un test qui est censé me permettre de réveiller mon style (à vous aussi d’ailleurs, je ne pense pas avoir été la seule destinataire de la chose). Premier bon point, cela signifie qu’a priori, j’en ai déjà un, de style, ce qui n’était pas gagné d’avance, je vous assure.

Alors, les questions :

Question 1 : vous êtes a) un homme b) une femme

Question 2 : vous portez les cheveux a) courts b) mi-longs c) longs

Je ne vous les mets pas toutes, c’est trop pour mes quelques compétences. Je suis parvenue tant bien que mal à répondre à ce questionnaire de la mort que même pour l’entrée à la NASA c’est plus facile (Est-ce que vous vomissez facilement à mag 12 ? Est-ce que vous aimez jouer avec des essoreuses à salades ? Est-ce que vous vomissez quand vous jouez avec une essoreuse à salade ?…) et j’ai été récompensée par le très attendu résultat.

Ce qui donne : « Votre vie est rythmée par vos désirs et vos rêves. Pourtant, même si vous êtes toujours emballée par le tourbillon de la vie, vous êtes quelqu’un de très stable (rien qu’avec cinq réponses à des questions hautement pertinentes, ils savent ça de moi, trop fort, les profilers). Un peu comme votre look : fou quand il faut, et strict quand c’est important. Pour vous, une coupe naturelle légèrement retravaillée.« 

Si la traduction est : pas souvent chez le coiffeur, shampoing rapide et séchage à l’air libre venteux parce que pas le temps de plus, OK, c’est tout moi.

Donc, après les pieds, les cheveux. On progresse, on progresse, ya pas à dire…

 

* Petite précision pour les plus jeunes d’entre vous : Yul Brynner est un acteur américain du temps reculé des films en technicolor sur bande qui passaient dans des cinémas, ces lieux où les gens se rendaient pour voir des films en bravant la nuit, le froid et la pluie, ainsi que la compagnie de leurs semblables, alors qu’on est si bien devant son microportable à mater un DVD.

Aphykitus magicus

Lundi 5 novembre 2007

Tadam !

Me revoilà…

Pas mal, hein, pour une illusionniste amateur ?

Je suis parvenue à disparaître pendant une semaine sans que personne ne s’en émeuve ! Ce n’est pas notre cher séprident qui pourrait en dire autant…

Je me spécialise en tours de magie. Non seulement j’ai disparu pendant une semaine, mais j’ai réussi à passer près de dix jours en famille, période semée d’embûches en tout genre, sans occire aucun des membres de cette belle tribu : époux, enfants, tout le monde est revenu sain et sauf. Pourtant, je ne m’étais pas ménagé beaucoup de portes de sorties.

Connaissez-vous le Chat chapeauté ? Ben pour moi c’est pareil, je pourrais ajouter « mais attendez, ce n’est pas tout » ++ pour mes « vacances ». On débute par un mariage, puis séjour chez mes parents, deux jours dans un parc d’attraction, séjour chez mes beaux-parents, tout ça avec obligation de faire les devoirs et de s’entraîner au cornet.

Au final, ce qui restera, tout de même, c’est Mademoiselle Moizelle vautrée sur son père, dotée de lunettes 3D, essayant d’attraper les personnages animés, dansant au son de la musique omniprésente dans le parc et commentant les films à sa manière : « Oh ! La baneine ! » « Là, les canards » « Encore des canards » « Oooh ! C’est beau ».

C’était la minute d’autosatisfaction maternelle.

Ce matin, pour me permettre de parfaire mon entraînement d’illusionniste, les gentils manifestants avaient obligeamment allumé des feux sur tous les accès du rond-point qui dessert la maison de la fée assistante maternelle. Je me suis élancée entre deux rideaux de fumée du plus bel effet, roulant sur l’enrobé fondant, entre deux haies de pompiers brandissant balais et lances à eau. C’était magnifique !

En revanche je me suis loupée sur la téléportation : j’ai mis plus d’une heure et demi pour rentrer chez moi au lieu des huit minutes réglementaires. Je ne suis pas inquiète, je vais m’améliorer. N’oublions pas que je débute !

Fashion victim

Vendredi 5 octobre 2007

J’ai beau dire, j’ai beau faire, il semble que ma fille ait décidé de s’opposer systématiquement à moi.

Dernier comportement remarqué : choisir un modèle et le suivre en tout. Comme vous pouvez le constater, elle a opté pour la Ashley attitude, option « faire rire, en cinq points« .

Sans plus attendre, la recette :

Prenez un bébé douché, séché, banalement vêtu d’une couche, d’un body et d’un pyjama vert tendre doté d’un superbe nounours sur le ventre. Laissez le en totale liberté quelques minutes. Et c’est tout. Simplissime n’est-il pas ?

Fashionista

Résultat en cinq points :
1/ Bas du pyjama retiré
2/ Jambes pyjamesques pendouillantes
3/ Chaussettes rose fushia du plus bel effet
4/ Sandalettes de plage vert anis
5/ Sourire provoquant

Surtout laisser exiger de rester ainsi accoutrée toute la soirée et de dormir avec les sandalettes. Au besoin laisser menacer le dépositaire du bon goût d’une fourchette rageuse.

Ne me demandez pas comment à 21 mois, elle a eu accès au site subversif d’Ashley. Je m’attends à tout avec les enfants. Elle a déjà un comportement suspect dans les magasins. D’ici qu’elle commence bientôt les gratins de rats…

Pourquoi je ne me suis pas inscrite au FFC

Mardi 11 septembre 2007

J’ai reçu vendredi soir un appel des plus incongrus. Un type totalement inconnu m’a appelé de la part d’une Madame X pour me faire une proposition qu’il ne semblait pas imaginer un seul instant que je puisse refuser. Pour lui faire plaisir, j’ai accepté. Parce que je suis poliche. Ouiche.
« Vous connaissez bien Madame X ?
- oui
- et elle ne vous a pas parlé de moi ?
- non. »
Et bien, figurez vous, ça ne l’a pas démonté le moins du monde, le gars. Il a continué à me donner du Aphykit long comme le bras pendant quelques minutes et j’ai fini par lui accorder un entretien. Plus tard, Mister R. m’a avoué qu’il était au courant, mais qu’il avait totalement oublié de m’en parler. J’aurais bien aimé qu’il y pense. J’aurais eu l’air un peu moins cruche au téléphone. Peut-être.
Bon. Mettons fin sans plus tarder à ce suspens insupportable : le FFC, ce ne sont ni les Forces françaises de la connerie ni le Foutriquet foutbal club, c’est le nom d’un club de fitness que même ils prétendent être les premiers d’Europe. Du monde, j’aurais dit, moi, si quelqu’un m’avait demandé mon avis. D’Europe, d’emblée, ça fait petit joueur ou timide. Dans la vie, faut oser, que diable. En plus, je ne pense pas que qui que ce soit ait l’idée saugrenue de vérifier la véracité de l’annonce. Même pas moi, c’est dire. Bon d’accord, j’ai essayé, mais je n’ai pas eu le temps nécessaire. Tant pis.

Donc, club de fitness ce lundi matin. Accueil dans de joulis fauteuils confortables, présentation du bar (gratuit), de la vidéothèque (gratuite), conversation légère, bref l’impression qu’ils n’attendaient que moi et que nous sommes vraiment faits pour nous entendre, le banquier du propriétaire de la boîte, mon chéquier et moi. Puis visite des lieux : le plateau machines, les ateliers de travail plus confidentiels, la salle de cours collectif et les vestiaires, que mon nouvel ami m’a laissé visiter seule, parce que cet endroit n’est pas mixte. Mais non. Là tout n’est que luxe, calme et volupté. Mobilier en bois, coiffeuses et miroirs disposés afin de créer l’impression de petits espaces privés, douches multifonctions avec savon à disposition, une ou deux « change cabines » pour les quelques pudibondes qui traîneraient dans le coin, sauna, hammam, salle UV… Bref, le lusque.

A la suite de quoi, changeage en annonce publicitaire pour une grande marque d’articles de sport et hop, sur les machines. Face à nous, sept postes de télévision allumés (sur sept chaînes différentes, z’ont oublié d’être bête dans ce club, c’est dingue). Pour que personne ne se doute que tu es en train de regarder les Feux de l’amour sur la une alors que tu fais semblant de regarder le reportage animalier passionnant de la chaîne autoproclamée du savoir, tu es doté d’un casque. Je vous laisse à présent visualiser la scène : une trentaine de personnes en train de suer sur des machines très très chères en regardant tous dans la même direction un écran de télé, certainement pour oublier qu’ils perdent leur temps à faire du sport alors qu’il y a tant de choses intéressantes, utiles, motivantes à faire à l’extérieur. C’est intéressant pour un sociologue, mais c’est consternant pour tout une chacune. En même temps, vu le prix de l’abonnement que l’on m’a annoncé par la suite, on est entre soi. C’est rassurant.

Après la douche revigorante, rencontre du directeur de la salle. Mon ami du début était occupé à ferrer de nouveaux poissons frétillants et c’est donc le boss qui s’est chargé de m’achever. Rigoulade, présentation des formules, annonce des prix. Cher. Je m’en doutais un peu. Si je signe et que je fais le chèque tout de suite, c’est beaucoup moins cher. Je m’en doutais aussi. Ce qui m’a achevé, en fait, c’est le ton imperturbable qu’il a pris pour m’annoncer que s’il conseillait la formule d’engagement 12 mois plutôt que la formule 3 mois, c’est uniquement parce qu’il se préoccupait de la santé des gens. Une telle générosité, un tel désintéressement, j’avoue, ça m’a bluffé !

Quand je pense qu’il y en a qui désespèrent du genre humain… On voit qu’ils ne fréquentent pas les clubs de fitness.

Grande fatigue

Vendredi 17 août 2007

Oui. Je ne vois que cela comme explication : la fatigue.

Ou une réminiscence rabelaisienne à force d’entendre Mademoiselle Moiselle disserter longuement (autant que faire se peut à 18 mois) sur ses couches.

Pourtant, je le sais parfaitement que Mdr signifie « mort de rire ».

Eh bien malgré tout, je me suis surprise hier, alors que je surfais, glissant de blog en blog, à traduire systématiquement mdr par « merdre ».

Les résultats sont surprenants et fort divertissants.

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