Panne

30 mars 2007

Eh oh, Calliopé, où es-tu ? Pas de Calliopé et Egérie est malade. Je vous jure, on n’est pas secondé dans cette boutique…

Que vous dire qui vous tienne en haleine aujourd’hui ?

Je pourrais vous raconter ma passionnante longue attente (en tête à tête avec magazines tous plus intéressants les uns que les autres) +visite chez le médecin ce matin, suivie du passage obligatoire dans la boutique d’achat de livres obligatoire (eh oui, j’ai encore oublié de résilier l’abonnement que j’avais pris, sûrement un jour de fièvre de ma folle jeunesse, dans un temps où j’avais encore du mal à dire « non »), suivi, dans la voiture, un coude sur le volant, prenant appui sur une BD, de l’établissement de la fiche de paie de l’assistante maternelle, de la réservation du centre de loisirs et du paiement de diverses factures, suivi de l’attente à la poste pour acheter non pas un, ni même deux, mais bien trois carnets de timbres, suivi du quotidien « Bonjour-Madame,-un-pain-italien-s’il-vous-plaît.- Merci.-Au-revoir.-A-vous-aussi » (je raye parce que je ne dis pas « à vous aussi », je m’arrange pour dire « bonne journée » la première), suivi de l’épaulé-jeté de livres, disques, films à la bibliothèque, suivi du passage au centre de loisirs (mais ils n’ont pas de boîte aux lettres donc je suis bonne pour repasser. Je ne savais pas qu’on pouvait vivre sans boîte aux lettres, d’ailleurs. Sans poumon, sans rate, même sans cerveau, parfois, mais sans boîte aux lettres, ça m’étonne), suivi du repêchage d’enfant devant l’école, suivi du repêchage de sardine chez l’ass mat, suivi du « bonjour-mon-chéri-non-je-n’ai-pas-encore-eu-le-temps-de-vider- le-lave-vaisselle ». Mais je vais éviter, parce qu’il y aurait encore des grincheux pour me dire que moi, j’ai de la chance, je ne travaille pas… C’est vrai, d’ailleurs je ne me plains pas, mais je ne comprends pas pourquoi je suis si fatiguée et pourquoi la vie, quand les enfants ne sont pas là et que je passe mon temps comme décrit ci-dessus, me semble un peu vaine. Un jour, promis, je me raconterai ce que je fais d’intéressant.

Haro sur la technique ?

28 mars 2007

Foin de problème technique, c’est bien moi qui déblogguais. Mon moi profond ou peut-être mon inconscient ? En tout cas ce n’est pas mon ça. J’ai mal digéré mes cours de philo de term. Il faut dire que la cuisine que nous faisait le prof n’était ni très appétissante ni très digeste. Bref, l’erreur a induit une lecture au premier degré de mon désir narcissique (voir vrai-faux premier post). Mais non, je ne suis pas pénible. Il faut juste que je renonce aux brèves de comptoir et aux papiers de Ca*rambar comme livres de chevet. En réalité, je me désolais fort de ne plus recevoir les avis éclairés de mes commentateurs. Le souci, c’est qu’à présent, si je n’en reçois pas, ce n’est plus une erreur.

Si je n’étais pas une mère de famille épuisée par trop de nuits hachées, j’aurais bien peur de ne pouvoir dormir cette nuit. L’épuisement me sauve.

 

Avertissement

28 mars 2007

Puisque les personnes qui m’ont réclamé des jeux à grands cris (honte sur vous Sato Ri et No Va) ne daignent même plus venir me visiter, j’ai décidé de consacrer moins de temps à la préparation desdits jeux. Je me jette à vos genoux pour me faire pardonner la lourde perte de vos précédentes interventions dans le naufrage de mon précédent blog, mais je n’accepterai plus d’excuse technique : désespérée, je me poste des commentaires à moi-même et ça passe très bien. Je répugne cependant à céder à la facilité qui consisterait à donner la solution de mes propres énigmes.

Voici donc une devinette Car*ambar :

A l’entrée d’un pont, il y a une pancarte:
« Ne pas passer à deux, sinon le pont casse »
Un homme lit la pancarte et passe. Crac, le pont cède. Pourquoi?

Je vous laisse réfléchir là-dessus… 

Mauvaise nouvelle

27 mars 2007

Désolée de plomber l’ambiance, mais j’ai une mauvaise nouvelle et je déplore qu’elle n’ait pas fait la une du M*onde aujourd’hui : les clés USB ne supportent pas le double cycle lavage-séchage en machine. Il faudrait, pour plus de précision scientifique, vérifier si le simple lavage suffit à rendre out of order cet objet technologique de haute précision ou s’il est nécessaire de compléter le traitement par le séchage (même délicat) pour obtenir le résultat. Malheureusement, je ne possède plus de cobaye et j’ai peur que la SPCU n’intente une action contre moi si je persévère dans cette idée. Si quelqu’un a déjà fait une expérience similaire, son compte rendu pourrait m’être utile pour la publication de mon carnet de laboratoire buanderie.

Puisqu’on ne me demande rien…

25 mars 2007

 

 

 

 

… je vais donner spontanément mon avis. De temps à autre, je vais ouvrir le site du journal Le M*onde et commenter le premier article du jour, histoire d’éclairer le monde de mon exceptionnel don d’analyse. Voyons voir… The winner is : « Laure Manaudou, championne du monde hors-norme du 400 m nage libre ».

Bon.

C’est vrai, aujourd’hui c’est dimanche, jour creux pour la presse. Remarquez bien, j’aurais pu tomber plus mal : dans la rubrique économie, aujourd’hui, l’information principale était : « Première alerte dans le crédit immobilier anglais ». Bien que je sois tout à fait consciente de l’importance d’une telle nouvelle, je remercie bien sincèrement Laure Manaudou d’avoir, « en survolant aujourd’hui le 400 m nage libre aux championnats du monde de Melbourne » soutenu à la fois la cause du sport français, de la natation et des femmes. Elle a réussi à faire passer la pilule de la difficile victoire des Bleus, hier, face à la Lituanie et elle m’épargne la peine de me plonger, un dimanche après-midi pluvieux et donc agité, avec trois enfants plein de vie à la maison, dans l’analyse socio-économique de la crise vécue par le groupe Kensing*ton. Soit dit en passant, si les Bleus (il s’agit de foot, je précise) avaient été un tant soit peu moins mauvais et si, surtout, ce n’était pas le mal-aimé des médias Anelka qui avait marqué le but de la victoire, je pense que Laure Manaudou n’aurait peut-être pas fait la une. Et ce n’est pas la peine de venir faire des commentaires désagréables sur ma totale mauvaise foi, elle est pleinement assumée.

Colle

22 mars 2007

 

Je trouve, dans ma vie trépidante, encore le temps de m’agacer pour de petites choses éminemment vénielles. Tous les matins, à 7h58 ou 7h59, passe sur Fr*ance In*ter une publicité qui a le don de me faire bougonner pour quelques secondes. Et ces quelques secondes, je trouve, pourraient être utilement réservées à une activité agréable qui nuirait moins à mon élégance naturelle du matin.

Je ne me souviens plus quel assureur, ou quel banquier (ce qui prouve qu’en outre cette publicité est totalement inefficace, au moins sur moi, ménagère-de-moins-de-50-ans-plus-pour-très-longtemps), se mêle de ce qui ne le regarde pas et suggère sournoisement à une personne qu’il doit soupçonner d’être idiote, ou au moins en état de faiblesse avancée, qu’il est préférable d’avoir « prévu à l’avance ». Et chaque matin ce « prévu à l’avance » déclenche en moi la réaction susmentionnée. Puisque je me sens particulièrement visée – je suis, le matin au moins, moi aussi en état faiblesse avancée -, que je n’ai pas la rapidité nécessaire pour éteindre la radio à ce moment-là et que je ne souhaite pas renoncer à écouter cette station précise le matin, que me suggérez-vous, vous que je sais inventifs ?

Charade

21 mars 2007

Mon premier est un auteur lucide qui publie poèmes, contes et romans sous son vrai nom, mais choisit un pseudonyme pour s’engager dans l’armée fédérale.

Mon deuxième sait l’art d’utiliser la fortune acquise sur le dos des esclaves et des travailleurs pour l’élévation spirituelle des élites oisives. Un indice :

millais.jpg

Mon troisième est un petit homme sans pouvoir qui dépense beaucoup d’énergie à faire croire l’inverse.
Mon tout est l’unique raison, vue par les Anglais, de la célébrité d’un scientifique philanthrope, seul Français qui ait tiré profit d’une incarcération en Allemagne pendant la guerre.

Résumé des épisodes précédents

19 mars 2007

Aphykit, après avoir présenté son cher et tendre sous son meilleur jour et ses bambins dans toutes leurs merveilleuses diversités enrichissantes et ô combien étonnantes, s’est laissée aller à quelques confidences sur elle-même. Elle a fait ensuite, de manière hautement spirituelle, le compte rendu de ses sorties au théâtre (une) et au cinéma (une), ainsi que la fiche de lecture du livre qu’elle a lu. Elle peut donc rayer allègrement ces quelques corvées de sa super liste : 101 choses à faire en 1001 jours, épreuve qui court depuis quelques temps sur la toile et qu’elle a réduit à : 10 choses à faire en 100 jours. Les trois événements précités n’étaient pas top priorité, mais bon, comme ça, trois corvées de moins à prévoir, elle peut se concentrer sur des choses un peu plus passionnantes : finir de ranger la véranda, trier six ans de paperasse en retard, briquer l’argenterie, rétablir une monarchie héréditaire, conquérir l’Egypte et autres joyeusetés…

 

Voilà, voilà. Bon, je crois que j’ai résumé à peu près les innombrables fabuleux posts qui ont disparu à la suite d’une fausse manœuvre. Je repars donc, bien décidée à narcisser à mort. Ami lecteur, si tu existes, je t’attends le pied ferme.

 

On veut me faire taire !

17 mars 2007

Figurez vous que j’ai perdu mon blog. Je ne me suis aperçue de rien. On marchait, mon blog et moi, notre petit bonhomme de chemin lorsque, tout à coup, il a disparu. Comme ça. Brusquement. Au détour d’un clic. Plus moyen de le retrouver. Toutes nos belles pages écrites ensemble, toutes ces merveilleuses histoires : perdues, envolées. Pfft.

J’avoue que j’ai eu un peu de mal à m’en remettre.

Et puis, il y a eu l’article. L’article dans le journal. Celui pour lequel un super spicolog est interviewé. Et que dit-il ce spicolog spécialiste du blog ? Je vous le donne en mille : il dit que les gens qui écrivent des blogs sont de grands narcissiques et qu’ils ont tort de s’imaginer que ce qu’ils racontent peut intéresser quelqu’un. Pire que narcissiques, en fait, nombrilistes. Brrr, j’en tremble rien que de l’écrire…

Après quelques semaines de flottement, je me suis dit : « allez, assume, que diable ! » Alors voilà, j’assume. Bien que non spicolog, je suis une grande narcissique nombriliste qui imagine que ce qu’elle écrit passionne les foules, déchaîne l’intérêt de manière incroyable, mais qu’en plus, elle l’écrit tellement bien qu’elle est l’objet d’une admiration sans borne. Donc, pour ne pas décevoir mes lecteurs fanatiques, j’ai décidé de recommencer une nouvelle histoire bloggesque. Non mais !

Pis, écrivain, j’ai toujours voulu faire ça comme métier, mais dommage pour moi, le poste est déjà occupé par Victor. Je lui ai demandé, mais il ne prend plus de stagiaire. En désespoir de cause, je vais donc faire de l’écriture clandestine, secrète, non déclarée. L’avantage, c’est que je peux écrire tout décousu, tout comme ça me vient, sans imaginer d’histoire, écrire des recettes de cuisine, raconter ma vie trépidante et passionnante (si si, passionnante, je vous l’assure) : comme personne ne me lit, personne ne me fera de remarque. C’est le spicolog qui le dit et moi, les spicologs, je les crois.

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