non non non non, non non non non, je ne suis plus saoul, un peu à bout c’est tout

23 mai 2008

Au début fut le titre.

J’ai bien pensé un moment battre le record du plus long titre du plus court texte, mais finalement j’ai trouvé le subterfuge un peu gros (surtout que, vous avez pu le remarquer, le texte n’est pas de moi, c’est un emprunt). A la place, je vais passer bôôôôcoup de lignes et mon manque d’inspiration passera tout à fait inaperçu.

En fait, pour tout dire, je me trouve un peu coincée. J’ai choisi de m’exprimer sur un blog couvert du pudique voile du pseudonymat et, du coup, je ne peux pas vous raconter ma vraie vie. Je suis obligée de vous assommer de la complainte de la pôvre mère de famille surchargée, nageant péniblement entre les couches sales, la vaisselle et le ménage, n’ayant d’autre horizon que la kermesse de fin d’année et d’autre ciel que celui de son lit, alors qu’en fait, je suis un(e) redoutable* espion(ne) aux aventures toutes plus passionnantes les unes que les autres.

*Vous aviez remarqué que l’adjectif redoutable ne divulgue pas son genre ? Je suis admirative d’un tel hommage à la parité. Si j’ai le temps, un jour, je ferai une recherche critique sur les adjectifs invariables en genre : je suis convaincue que cette étude sera très instructive à tous points de vue.

Puisque j’ai le temps et que, je vous l’indique au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, il s’agit ici de parler pour ne rien dire, je vais vous entretenir d’un mot qui se fait rare, et qui a été pour la petite fille que j’étais à 11 ans le prétexte à beaucoup de jeux et de rires, le mot escopette (« arme à bouche évasée », définition approximative citée de mémoire), que je vous replace in petto in situ : « L’escopette se dresse au coin de tout buisson » (j’ai toujours adoré mon vieux pote Totor et ses écrits me reviennent plus facilement que ceux de Brasillac, allez savoir pourquoi).

Revenons à notre escopette. Je vous suggère, puisque ce terme ne recouvre plus de réalité de notre époque, de lui attribuer une nouvelle définition. Dans ma grande croisade de lutte contre l’exclusion, en effet, je fais feu de tout bois. Cette pauvre gentille escopette, qui a rendu tant de services par le passé et qui se retrouve aujourd’hui seule, abandonnée de tous, me contemple de ses beaux yeux bruns epagneulesques et je ne peux la laisser ainsi. Je compte sur vous pour lui offrir dustu une nouvelle affectation.

Allez, allez, au boulot, j’attends.

La joueuse – le retour

6 mai 2008

Il est d’un sinistre, ce blog ! Si ce n’était pas le mien, je crois que j’arrêterais carrément de venir. Je remercie mes persévérants blogfriends, ainsi que mes amis feoinnzi, zonxlkhr, xmpzjdh et compagnie qui ne se sont pas découragés nonobstant mon courrier quelque peu réfrigérant à leur adresse et qui continuent à se presser, nombreux, dans mon piège à spam.

Pour vous récompenser, une petite ouliperie, que même si ça ne fait rire que moi, c’est déjà ça de pris. Pasque c’est pas pour dire, mais dans mon chez moi ça rigole moyen. On a beau mettre la télé à tout péter ce soir, pas moyen de nous tirer un sourire. Bon, vous me direz, nous n’avons qu’à changer de chaîne : sur Arte ce soir, c’est « le Protocole des sages de Sion », suivi d’une émission sur Vichy (pas l’eau, hein, la pastille qu’a eu du mal à passer). Je pense qu’ils n’avaient pas les droits pour Nuit et brouillard, sinon, ils ne nous auraient pas privé de ce frais moment de franche amicalitude pour nos semblables.

Pourtant la soirée avait plutôt bien commencé, Mademoiselle Moizelle, après s’être enquis de la composition du menu vespéral, hurlait à qui mieux mieux : « Je ne veux pas manger de violons, je veux des pasghettis » et j’avais constaté, consternée (ou non), que mon cher et tendre classait les couverts par catégorie dans le lave-vaisselle (comme il ne l’a fait qu’une fois, je pense qu’il s’agit d’une expérience de l’extrême, genre « t’es pas cap », surtout que, et c’est très curieux, c’est un joyeux bordel dans le tiroir à couverts)*.

Or donc, foin de tergiversation, une petite ouliperie (NP+5, A+5, SM+5, SF+5). Pour rester dans le ton, je vous propose un extrait des Mémoires de guerre du général de Gaulle, (nous avons aussi les mémoires de Churchill, en stock, mais c’est une traduction et je trouve que le texte perd de sa pertinence et de son sel).

« Ce qu’il y a, en moi, d’affectif, imagine naturellement la France telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. »
(Mémoires de guerre - L’appel (1940-1942), Paris : Plon, 1954, p. 1)

devient donc :

Ce qu’il y a, en moi, d’affilé, imagine naturellement la Galaxie telle la prise des contenants ou la maestria aux friandises des murex, comme vulcanisée à une désuétude emmétrope et exclamative.

C’est beau, non ? Non ? De toute façon, c’est tout pour ce soir. Bientôt, des nouvelles de la farlouse, qui le mérite bien.

*S’pas la peine de venir faire les lèche-bottes avec des réflexions du genre « ben au moins, il range la vaisselle dans le lave-vaisselle », c’est irrecevable, mais je ne peux pas vous dire pourquoi étant donné que je me suis aperçue que certaines personnes que je connais dans la vraie vie sont arrivées subrepticement sur ce site et que, du coup, je suis un peu obligée de me contraindre dans ma création artistique si c’est pô dommage ça, ma pôv dame !

Un abîme insondable

22 avril 2008

Je vous aurais bien parlé de tas de trucs intéressants et futiles à la fois, comme la mutation du é en è dans le mot événement, la disparition annoncée de l’accent circonflexe dans le mot abîme, mais je sens que vous l’attendez tous et il faudra bien que je m’exécute après un si long silence : voici donc le compte rendu (brefissime) de la classe de mer de Monsieur L.

Evénement ou non événement ? Abîme d’indifférence ou sommet du mépris de la part de l’enseignante ? Difficile à évaluer. Heureusement, il y eut aussi les enfants (de la patri-ie), l’autre enseignante, l’équipe d’animation du centre. Petites attentions, attention tout court, patience, bienveillance, sourires.

Bilan pour Monsieur L. : sur le coup, grande joie, fièvre, liesse. Après coup : grande angoisse, troubles ++, profondeur insondable des questionnements. Pour lui. Pour moi.

J’écoutais avec une nouvelle oreille il y a quelques jours une chanson d’Alain Souchon qui m’a paru avoir une toute autre couleur : « Allo, Maman, Bobo. Maman comment tu m’as fait chuis pas beau. » Larmes. Comment faire autrement que de se sentir coupable ? Au moins coupable de ne pas réussir à faire en sorte que le monde soit accueillant pour lui ?

Brèfle, pas spécialement envie de revenir trop là-dessus. L’étendard sanglant est levé pour un moment. Monsieur L. va mettre des mois à se remettre. Moi zaussi. Des mois à retravailler avec lui sur la vie en société, les comportements adéquats, les comportements admissibles, les comportements admissibles pour certains et pas pour d’autres. Même si ce n’est pas vraiment une surprise, c’est fou à quel point l’on peut toucher du doigt la vacuité ou l’hypocrisie de ces conventions lorsqu’on est obligé, comme c’est le cas pour lui et moi, de les décortiquer et de les examiner à la loupe, de leur trouver une justification, ne serait-ce qu’historique.

Pour en revenir à mes propos liminaires, la plus haute autorité en matière lexicale a décidé de changer les règles de la langue en intégrant volontairement une faute d’orthographe trop communément commise. Ce cher vieil événement, apparemment plus difficile à comprendre, à accepter, doit donc céder la place au piti nouveau : évènement, plus gracieux aux yeux du monde. Bienvenue à lui. La majorité a fait une norme de son champion. Je ne suis pas sûre d’avoir envie d’extrapoler. Disons donc que c’était simplement une remarque hors de propos. Un hors sujet de plus.

Classe de mer et picétou

31 mars 2008

Bonne ou mauvaise nouvelle, c’est selon, j’accompagne Monsieur L. cette semaine en classe de mer.

J’inaugure donc ce matin, dans le dur, la semaine de lutte contre la discrimination envers les personnes porteuses de handicap. Je vous donnerai le résultat en fin de semaine. Souhaitez-moi bon courage, mercille.

Je ne suis définitivement pas une greluche

27 mars 2008

Aujourd’hui, jour faste de la non inspiration s’il en est, je me suis appliquée à répondre aux questions du Greluche test 2008.

Résultat ?

Résultat, c’est horrible.
Avec 27 petits points, j’obtiens la sentence fatale : « Vous êtes normale ». La honte ! Promis, je vais m’entraîner. Je frôle presque le stade suivant qui est : « Greluche débutante ».

Pour commencer ma nouvelle vie de padawan (eh oui, j’estime à mon âge pouvoir parvenir à ce stade sans passer par la case novice), je vais commencer par me trouver un maître en grelucherie. L’appel d’offre est ouvert :

Principale(s) activité(s) du pouvoir adjudicateur :
Grelucherie
Objet du marché :
Délégation de service pour l’initiation d’une personne normale à la grelucherie la plus éminente, conformément aux articles L1411658920-1 à L14115987423-6 du code général de la misogynie galopante.  

Caractéristiques principales :
Initiation classique. Refus des variantes.  

Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) :
1er mai 2008.
Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
Lettre de candidature et d’habilitation du mandataire par ses co-traitants.
Documents à produire dans tous les cas au stade de l’attribution du marché :
Diplômes de grelucherie internationale ou équivalents en cas de candidat étranger.
Autres renseignements demandés :
Justification à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
-présentation d’une liste des principales fournitures ou des principaux services effectués au cours des trois dernières années, indiquant le degré de greluchitude atteint par le mandataire;

-note présentant les moyens humains, matériels, organisation générale que le candidat devra mettre en oeuvre pour assurer la délégation ;
 

Délai minimum de validité des offres : 150 jours à compter de la date limite de réception des offres.

Critères d’attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges, notamment le respect du code de grelucherie international et du développement durable (règlement de la consultation, lettre d’invitation ou document descriptif). Le candidat devra être à même de répondre à des questions simples du type : « Que peut-on faire avec du BareMinerals ? » ou « le port de chevilles molly est-il un atout pour aller boire un smoothie dans un bar à tapas ? »  

Type de procédure :
Appel d’offres restreint.  

Date limite de réception des candidatures :
8 avril 2008, à 12 heures.  

Date limite de réception des offres :
15 avril 2008, à 12 heures.  

Date d’envoi du présent avis à la publication :
27 mars 2008.  

Adresse auprès de laquelle des renseignements complémentaires peuvent être obtenus :
aphykit1 @ voila.fr

Un tag chasse l’autre

25 mars 2008

J’ai été taguée… virtuellement. Le tag virtuel étant le seul que j’encourage, je remercie Le Papa de Sigmund de sa délicate attention.

Je n’ai pas tout bien compris aux règles qui président à cette œuvre de l’esprit, règles que je soupçonne fort mon taggeur d’avoir modifiées quelque peu. Peu importe, soyons sport. Je reprends in extenso et citato.

« Normalement, là, faut rappeler le règlement de la chaîne,
alors c’est simple voilà :
1- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué…ok c’est fait
2- Mettre le règlement du tag sur le blog…quesse tu crois que je suis en train de faire hé patate.
3- Mentionner 6 habitudes ou tics sans importance sur vous même, ouais d’accord mais avant ou après la naissance de Sigmund ? Pasque ça change tout, hein ?
3bis- Envoyer un chèque de 30 euros au Papa de Sigmund pour qu’il puisse financer un billet vers le Guatémala.
4- Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en indiquant les liens de leurs blogs…bon ok on verra à la fin, hein.
5- Avertir directement les personnes taguées sur leur blog… moui ça va j’ai compris je suis pas sourd des oreilles. »

Nonobstant le fait que le sieur Papa de Sigmund ait failli à l’obligation 5 du contrat, j’accepte les termes dudit contrat. Plus précisément, j’accepte l’article 3 du contrat. Et je signe. Comme quoi je suis sport (voir précédemment).

Six habitudes ou tics sans importance, avant ou après la naissance de Sigmund, donc.

Avant la naissance de Sigmund,

1 – je me rendais quotidiennement sur le site Nom de code : Sigmund ;
2 – je lisais le post si post il y avait ;
3- je pestais si c’était un jour sans ;
4- je riais ;
5- je laissais un commentaire ;
6 – je vérifiais toutes les 5 minutes si j’avais obtenu une réponse à mon commentaire certifié haute qualité spirituelle.

Après la naissance de Sigmund,

1 – je me rendais presque hebdomadairement sur le site A bas les bébés ;
2 – je lisais le post si post il y avait ;
3 – je lisais les posts précédents dont je n’avais pas eu le temps de prendre connaissance avant ;
4- je riais ;
5- je laissais parfois un commentaire si j’avais le temps ;
6 -je ne vérifiais pas, faute de temps, si j’avais obtenu une réponse à mon commentaire certifié haute qualité spirituelle.

Comme quoi, moi aussi, depuis la naissance de Sigmund, j’ai beaucoup moins de temps pour moi. Et pourtant, je vous assure, je ne sais pas du tout qui peuvent bien être ce Sigmund et son papa dans la vraie vie…

Serait-ce une illustration de la théorie de la relativité du genre « moins on a de temps, moins on a de temps » ou « la somme du manque de temps des personnes concernées de près ou de loin par une naissance dans les trois ans suivant l’année du chien est égale à la perte de temps que lesdites personnes passaient à faire les ânes sur des blogs au lieu d’engager des projets constructifs pour l’avenir de l’humanité » ?

Vous avez quatre heures.
Pas de pause autorisée avant 2 h 18, non mais !

I’m back

20 mars 2008

Aucune relation avec le post du jour d’Ashley sur le popotin arrière. Ce serait un peu présomptueux de ma part, même si cette partie de mon anatomie a une fâcheuse tendance à pratiquer l’annexion (ou au moins l’extension) sauvage.

C’est juste pour vous annoncer que, tadam, je suis reviendue. Et donc, par voie de conséquence, j’eusse aimé que vous reviendassiez aussi. C’est vrai, je vous attends. J’ai rallumé de chauffage, aéré, dépoussiéré, refait le plein dans le frigo. Je suis fin prête.

Personne ?

Personne.

It’s safe. Je vous assure. J’ai même décontaminé la boîte à spam grâce à des contre-sorts méga efficaces.

Toujours personne ?

Bon, je n’ai plus qu’à écrire un truc méga intelligent et drolissime. Dur, dur. N’est pas Jean-Marie Bigard qui veut. C’est un métier, ça, ça se travaille, ça s’étudie.

Ou alors mettre une photo racoleuse de mes pieds ? Non plus ?

Allez, s’il vous plaît.

Promis, si vous revenez, j’arrête tout.

Wanted

5 février 2008

Bref retour pour vous demander de m’aider à résoudre une énigme énigmante au plus au point :

Que s’est-il passé le 20 janvier dernier pour que le nombre de visiteurs qui me font l’honneur de passer par ici explose ? Pas le 19, pas le 21. Ces jour-là, RAS. Non, le 20 janvier précisément. So what ?

Et puis, tiens, en prime, pour meubler un peu et que ça résonne moins dans ce blog tout vide : une photo de poivrons que j’ai beaucoup aimés.

Poivrons

De rien, ça me fait plaisir.

Devinette

12 janvier 2008

Quelle occupation peut-elle me maintenir loin de mon blog aussi longtemps, m’obliger à garder un sourire forcé-crispé all day long, à passer du temps, statique, sous la pluie et dans le vent, à garder mon calme lorsqu’on m’insulte, à rester zen face à la mauvaise foi, à me ridiculiser en public en sachant rester digne ? Et oui, malgré tout ce que vous pouvez penser, ce n’est pas un reflet de mon quotidien train-train. Euh, surtout le sourire, en fait. Le reste, c’est assez ça quand même. Tant mieux, je ne serai pas trop déstabilisée par le changement.

Je vous laisse trouver quelques hypothèses, le temps que je revienne, d’ici quelques semaines (à moins que je ne réussisse à voler du temps à Chronos : dans ce cas, je vous raconterai tout ça façon homérienne (pas en référence à l’ère stratigraphique, hein, ni omersimpsonnienne, plutôt homérodysséenne, je suis prétentieuse si je veux, nan mais)).

À très bientôt.

Debout là d’dans !

3 janvier 2008

Un petit coup de sang pour commencer l’année et inaugurer la suite du début de la fin du monde tel que nous avions un jour osé l’imaginer.

Tout a commencé par la lecture du nourjal. Ce processus est tellement établi que je ne parviens même plus à comprendre pourquoi je continue à lire la presse, mais je ne veux pas non plus m’enfouir la tête dans le sable, j’aurais trop peur de ce qui pourrait arriver au reste de mon corps pendant cette absence momentanée de l’image.

Je feuilletais donc ce périodique honni, en commençant par la fin, pour m’habituer progressivement à la médiocrité et finir par du lourd, lorsque mes yeux un peu fatigués sont tombés sur l’annonce suivante, insérée dans la rubrique télévision (où l’on rencontre souvent le meilleur de la médiocrité, ne le nions pas) : W9 : Eve Angeli présentera le 9 janvier prochain « les Filles de Las Vegas », premier volet d’une série de trois émissions de strip poker. « J’adore le poker. J’y joue souvent avec mon chéri. Et puis ce côté sexy apporte un vrai plus. Il y aura sept filles autour de la table, assez jolies à regarder, bien sûr, et la plupart vont finir topless et en string ! » La gagnante de ce programme américain empochera 5000 dollars. On ne dit pas combien les publicitaires paieront à la chaîne et c’est fort dommage.

Je ne sais même pas si j’ai vraiment envie de commenter ça. Ou juste après l’apaisement de la nausée qui me gagne, alors. Bon si, allez, juste une remarque pratique en passant : comment vont faire les jeunes femmes pas jolies à regarder pour gagner leur vie sur la télé de Bolloré si elles ne peuvent même pas montrer leurs seins en direct ? Et là vous me direz : a priori, celle qui empoche l’argent ne sera pas nue, puisqu’elle aura gagné. Et vous aurez raison. Les moches auront donc juste le droit de gagner au poker (ça augmente le suspens et l’effroi du téléspectateur). Que vont donc devenir les autres ? Je suggère un nouveau concept d’émission, qui pourrait aussi résoudre à la fois le problème récemment mis en avant dans les vitrines des rues d’Amsterdam et la paupérisation grandissante de la population : un nouveau type de Juste Prix où l’on pourrait évaluer le prix de femmes (ou d’hommes, ne soyons pas sexistes). Le gagnant de la super vitrine pourrait repartir avec un lot de marchandises et s’installer peinard dans un job d’avenir : marchand d’hommes. Le souci, c’est qu’il aurait des propriétaires de chaînes de télé comme concurrents, et là, faut être préparé. Je propose que le gagnant emporte également un diplôme de grande école de commerce, il en aura bien besoin. C’est beau un pays qui sait créer de nouvelles opportunités d’emploi ! Comme dirait le héros des Affranchis : j’ai toujours rêvé d’entrer dans la mafia.

Je m’étais déjà longuement entretenue avec mon interlocuteur privilégié de la profonde colère que j’avais ressentie à la lecture d’une légende placée sous la photographie de Bénazir Bhutto il y a quelques jours : « Belle et autoritaire, Bénazir Bhutto est morte le 27 décembre ». À quand une légende ainsi rédigée sous la photo du séprident : « Gras du bide et amateur de clinquant, N. S. a couru 2 kilomètres ce matin » ? C’est marrant, moi je croyais que Bénazir Bhutto était essentiellement une femme élue deux fois premier ministre du Pakistan et que si morte elle était, c’est lâchement assassinée pour ses idées politiques. Finalement, Bénazir, t’aurais mieux fait de monter topless sur une table de poker ou faire des trucs de filles, genre pom pom girl, tu serais encore en vie. Quoique.

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